Quoi de neuf pour le cardiologue en diabétologie ?

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Le cardiologue n’a pas vocation à devenir diabétologue et ce qui peut le préoccuper en diabétologie est de savoir si des stratégies thérapeutiques spécifiques de la maladie diabétique peuvent améliorer le pronostic de patients ayant à la fois un diabète de type 2 et une maladie vasculaire et/ou peuvent prévenir la survenue de complications cardiovasculaires (CV) chez des patients ayant un diabète de type 2 sans maladie vasculaire.

Les éléments importants à prendre en compte dans cette approche sont les suivants :

  • 25 % des patients ayant une maladie vasculaire stable sont diabétiques de type 2 ;
  • 80 % des diabétiques de type 2 sont en prévention CV primaire et le risque d’événements CV est multiplié par 2 à 4 chez ces patients par rapport à des non-diabétiques, toutes choses étant égales par ailleurs ;
  • il n’y a pas de valeur d’HbA1c pour laquelle il a été démontré que le pronostic CV est meilleur en deçà qu’au-delà ;
  • certains traitements peuvent diminuer la glycémie et majorer le risque d’événements CV majeurs : c’est le cas de certains sulfamides comme le tolbutamide, mais aussi d’un agoniste PPAR, le muraglitazar ; c’est probablement le cas de la rosiglitazone et, enfin, c’est le cas de la saxagliptine qui augmente le risque d’insuffisance cardiaque [1].

En l’état actuel des connaissances et en matière de prise en charge des diabétiques, le cardiologue doit donc raisonner principalement en prenant en compte l’effet, connu ou non, des traitements hypoglycémiants sur le pronostic de la maladie cardiovasculaire. Pour cela, il a un guide simple : les essais thérapeutiques contrôlés. Il est aidé dans sa démarche car, depuis 2008, tout nouveau traitement hypoglycémiant doit être soumis pour son approbation ou la perpétuation de celle-ci à un essai thérapeutique contrôlé conduit contre placebo permettant de juger s’il est nocif ou non sur le plan cardiovasculaire, voire parfois s’il est supérieur au placebo [2, 3]. Cela permet donc de savoir si des traitements (molécules ou classes thérapeutiques) doivent être utilisés préférentiellement et si certains traitements[...]

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À propos de l’auteur

Clinique Villette, Dunkerque.

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