Revues générales Maladie rénale chronique et maladies cardiovasculaires
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Un patient ayant une maladie cardiovasculaire est à risque élevé de maladie rénale chronique et inversement, un patient ayant une maladie rénale chronique est à risque élevé de maladie cardiovasculaire.
La prise en charge thérapeutique des maladies cardiovasculaires ne peut se faire sans connaissance de la fonction rénale et de son évolution sous traitement. Certaines classes thérapeutiques (arGLP1 et gliflozines notamment) peuvent tout à la fois diminuer le risque de maladie cardiovasculaire et de maladie rénale chronique.
Ces données justifient l’évaluation de la fonction rénale en prévention et en traitement des maladies cardiovasculaires, favorisent l’utilisation de stratégies thérapeutiques conjointes pouvant améliorer et le pronostic cardiovasculaire et le pronostic rénal, et encouragent les prises en charge multidisciplinaires cardiologue- néphrologue dès l’identification d’un syndrome cardio-rénal constitué.

Revues générales Hypertension artérielle maligne
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L’hypertension artérielle maligne est une urgence hypertensive caractérisée par une atteinte microvasculaire aiguë et multiviscérale ; le niveau pressionnel, souvent supérieur à 180/110 mmHg, ne suffit pas au diagnostic. Celui-ci repose classiquement sur une rétinopathie sévère et peut aussi être retenu devant l’atteinte aiguë ischémique d’au moins trois organes cibles. Le bilan documente sans délai les atteintes rétinienne, rénale, cardiaque, cérébrale et endothéliale. La recherche d’une microangiopathie thrombotique est systématique car elle modifie les probabilités étiologiques et peut conduire à explorer la voie alterne du complément. Sans atteinte vitale imposant la voie intraveineuse, un blocage du système rénine-angiotensine doit être introduit par voie orale dans les meilleurs délais. Le contrôle pressionnel, la fonction rénale, la protéinurie et l’atteinte cérébrale conditionnent le pronostic à long terme.

Mise au point commentée Hypertension artérielle et polykystose rénale autosomique dominante
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L’hypertension artérielle est un mode de révélation fréquent des néphropathies. Dans la polykystose rénale autosomique dominante, l’hypertension artérielle est particulièrement précoce, généralement présente avant la baisse du débit de filtration glomérulaire. Elle résulte à la fois des conséquences de l’expansion kystique rénale et d’une dysfonction vasculaire propre à la maladie. Les recommandations internationales mettent en avant l’intérêt d’une surveillance régulière de la pression artérielle dès l’enfance et d’un contrôle tensionnel strict chez les patients polykystiques hypertendus. Le traitement repose en première intention sur un bloqueur du système rénine-angiotensine-aldostérone associé aux mesures hygiéno-diététiques.

Mise au point commentée L’hypertension artérielle du patient hémodialysé
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L’hypertension artérielle touche plus de 80 % des patients hémodia¬lysés et reste non contrôlée chez la moitié d’entre eux. Ces patients sont pourtant exclus des grands essais thérapeutiques et des recommandations néphrologiques comme cardiologiques. Trois particularités les distinguent. La pression artérielle mesurée autour de la séance reflète mal le contrôle tensionnel interdialytique et entretient avec la mortalité une relation en U, alors que la pression mesurée hors du centre est associée linéairement au risque cardiovasculaire. Cette hypertension est avant tout le reflet du volume extracellulaire. Le choix et l’horaire du traitement dépendent de son épuration par la séance. La prise en charge suit donc une séquence en trois temps : mesurer hors du centre, corriger la surcharge hydrosodée, puis majorer le traitement antihypertenseur.

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