Revues générales

Revues générales Prévention cardiovasculaire et lipides VESALIUS-CV, l’étude qui fait évoluer les réflexions
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L’étude VESALIUS-CV démontre qu’il est possible de maintenir pendant cinq ans un niveau de LDL-c à 0,45 g/l et que cela conduit à un bénéfice clinique net, sans risque associé, alors même que les patients inclus dans cette étude n’ont pas d’antécédent d’infarctus du myocarde (IDM) ou d’accident vasculaire cérébral (AVC). L’étude VESALIUS-CV montre que le concept de prévention primaire ou secondaire n’est pas approprié et que des patients qui, selon ce concept seraient classés dans une zone grise, justifient d’être qualifiés de patients à très haut risque cardiovasculaire (CV) et justifient donc d’une baisse importante de leur LDL-c pour diminuer leur risque CV. Concernant les anti-PCSK9, l’étude VESALIUS-CV rassure tout à la fois sur la persistance de leurs effets lipidiques, sur leurs bénéfices cliniques et sur leur tolérance à long terme, y compris chez les patients sans antécédent d’IDM ou d’AVC.

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Dans les pays occidentaux, le rétrécissement aortique est la plus fréquente des valvulopathies nécessitant une prise en charge interventionnelle. Malgré une prise en charge invasive bien codifiée, un retard diagnostique entraîne une importante morbidité et mortalité pré- et post-interventionnelles. Un diagnostic est nécessaire dès la découverte d’un souffle aortique, ou l’apparition de symptômes. Il permet de proposer une prise en charge rapide, avant l’apparition d’atteintes cardiaques irréversibles, associées à un mauvais pronostic en post-interventionnel.
Le diagnostic et la prise en charge précoces passent par la réalisation d’une échocardiographie dès le premier signe d’alerte, mais également en cas d’absence de symptômes, par l’évaluation des critères de sévérité en échocardiographie, l’épreuve d’effort, le dosage des B-type natriuretic peptides (BNP) et possiblement l’IRM.

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Malgré des recommandations de niveau I pour de nombreuses pathologies cardiaques, la réadaptation cardiaque (RC) reste sous-utilisée avec seulement 22,3 % des patients post-syndrome coronarien aigu qui en bénéficient dans les six mois. Pour éviter une perte de chance pour les patients, répondre à leurs besoins et proposer un accès aux soins pour tous, de nouvelles modalités de réadaptation se développent. Parmi elles, en France, des expérimentations de loi de financement de la Sécurité sociale de type article 51 ont permis de faire émerger des alternatives prometteuses de réadaptation cardiaque hors des services de soins médicaux et de réadaptation (SMR). Ces programmes sont supervisés par un SMR de référence ou une structure libérale légère (SLL), qui assure un suivi régulier. Destinée aux patients à risque faible à modéré de RC, cette approche montre des résultats comparables aux programmes conventionnels tout en levant des obstacles majeurs à l’accès aux soins.

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Chez des patients atteints de maladie thromboembolique veineuse provoquée et ayant un facteur de risque de récidive (maladie auto-immune, BPCO ou obésité), le risque de récidive après arrêt du traitement anticoagulant était de 10 % à un an contre 1,3 % chez ceux qui ont reçu de l’apixaban à la dose de 2,5 mg matin et soir, pendant un an.
Il n’y avait pas de différence significative dans le risque de survenue d’hémorragie majeure mais presque trois fois plus d’hémorragies cliniquement significatives non majeures dans le groupe recevant la prévention secondaire. Cette étude est la première qui s’est intéressée à la prévention secondaire de la thrombose veineuse profonde provoquée.

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Les pathologies cardiovasculaires sont la seconde cause de mortalité chez les femmes. Le nombre d’infarctus augmente chez les plus jeunes d’entre elles, qui semblent ne plus être protégées.
Les facteurs de risques cardiovasculaires progressent, qu’ils soient communs aux deux sexes ou plus spécifiquement féminins pour des raisons hormonales. D’une part, les facteurs communs aux deux sexes sévissent de plus en plus souvent chez les femmes, sur qui ils exercent un impact bien plus sévère. D’autre part, au long de sa vie, la femme va être potentiellement confrontée à des situations susceptibles d’alourdir la probabilité d’événements cardiovasculaires : contraception, grossesse, ménopause…

On ne pourra infléchir cette évolution épidémiologique sans le soutien d’une volonté politique, susceptible de financer la diffusion des messages de prévention. Les associations jouent aussi un rôle majeur comme moyen de transmission.
Enfin, la détection des situations à risque et l’optimisation de la prise en charge passe par la coordination de l’ensemble des professionnels de santé.

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Les prothèses électriques cardiaques (stimulateurs et défibrillateurs) implantées en 2025 sont très différentes des appareils utilisés il y a dix à vingt ans. Ce domaine a connu de nombreuses évolutions et même des révolutions technologiques et scientifiques.
Les avancées ont permis de fixer des objectifs d’amélioration. Notamment la diminution du risque infectieux, le maintien de l’intégrité de la valve tricuspide (encore méconnue il y a peu), une stimulation plus “physiologique” et une meilleure réponse à la resynchronisation dans l’insuffisance cardiaque. D’autres points importants comme la possibilité de réaliser une IRM chez un patient implanté, la protection contre les interférences et les piratages informatiques sont déjà connus.
Enfin, la prise en charge des patients implantés est améliorée par la télésurveillance, remboursée en soin courant en France depuis mars 2024. L’intégration d’outils d’intelligence artificielle (IA) entraînés sur la grande masse de données issues des télésuivis devrait permettre une prise en charge plus
précoce, voire prédictive, et individualisée.

Revues générales Dispositifs connectés dans la gestion de l’hypertension et de la fibrillation atriale
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Les pathologies cardiovasculaires telles que l’hypertension artérielle (HTA) et la fibrillation atriale (FA) nécessitent des outils de surveillance avancés pour une prise en charge optimale. Les recommandations ESC 2024 encouragent l’utilisation de dispositifs connectés afin d’améliorer le diagnostic et la gestion de ces affections. Dans cette optique, l’enquête COMPLETE a évalué auprès de 85 cardiologues français le dispositif médical OMRON Complete, un appareil combinant mesure de la pression artérielle (PA) et détection de la FA par électrocardiogramme (ECG).
Les résultats indiquent un taux élevé de satisfaction des cardiologues (98 %) concernant la fiabilité et la facilité d’emploi de l’appareil, bien qu’il présente quelques limites dans son utilisation chez les patients âgés ou obèses. Ce dispositif contribue ainsi de manière significative à la surveillance continue de l’HTA et au dépistage de la FA, notamment dans les cabinets médicaux ne disposant pas d’ECG standard.

Revues générales Quadrithérapie dans l’insuffisance cardiaque : comment procéder ?
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L’insuffisance cardiaque (IC) résulte d’une anomalie cardiaque, structurelle ou fonctionnelle. Ce syndrome clinique s’accompagne d’une congestion pulmonaire ou systémique [1]. Il s’associe à une morbidité et à une mortalité encore très élevées.
Le traitement repose sur quatre classes médicamenteuses essentielles : les inhibiteurs des récepteurs de l’angiotensine et de la néprilysine (ARNi) ou les inhibiteurs du système rénine-angiotensine-aldostérone
(iSRAA), les antagonistes des récepteurs des minéralocorticoïdes (ARM), les inhibiteurs du SGLT-2 et les bêta-bloquants (BB). À l’exception des BB, spécifiques à l’HFrEF et l’HFmrEF, les autres classes sont indiquées pour tous les phénotypes d’IC [1]. L’initiation précoce et la titration rapide de ces médicaments sont essentielles pour réduire la mortalité, les hospitalisations et les symptômes.
Enfin, il convient de ne pas négliger les thérapies complémentaires telles que les diurétiques, la correction d’une carence martiale, la réadaptation cardiaque et les dispositifs implantables. Une standardisation de ces processus, encore sous-optimale à l’échelle mondiale, est nécessaire afin d’homogénéiser la prise en charge et d’améliorer le pronostic.

Revues générales Syndrome coronaire aigu
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Bien que les dernières recommandations européennes tendent à unifier le spectre des syndromes coronariens aigus (SCA) avec et sans sus-décalage du segment ST, le SCA ST- présente des spécificités tant sur le plan diagnostique, avec le rôle central du dosage de la troponine selon un algorithme 0/1 h, que sur le plan thérapeutique, avec l’absence de prétraitement antiplaquettaire systématique.
Néanmoins, l’approche globalisée des syndromes coronariens aigus reste pertinente dans le cadre de la prévention secondaire, où traitements antiplaquettaires et cardioprotecteurs jouent un rôle clé pour réduire le risque ischémique. à long terme, les bénéfices de cette prévention reposent sur la mise en œuvre de stratégies médicales personnalisées tenant compte des caractéristiques cliniques et angiographiques des patients, et de leurs comorbidités.

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