Revues générales

Revues générales Le suivi après implantation de valve aortique par voie percutanée
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La prise en charge des patients au décours d’une procédure TAVI (transcatheter aortic valve implantation) doit être adaptée à la typologie des patients et aux événements à court, moyen et long terme liés à l’utilisation des bioprothèses aortiques percutanées à notre disposition. Le suivi hospitalier repose essentiellement sur les complications liées à la procédure. Le suivi clinique et échographique au décours est assez superposable à celui des patients pris en charge chirurgicalement, mais il faut néanmoins intégrer des éléments de surveillance spécifiques (endocardite, thromboses, coronaropathie) et proposer un traitement adapté chez des patients à risque hémorragique élevé. Une prise en charge globale, intégrant notamment l’éducation du patient et de son entourage, est donc indispensable.

Revues générales Activité physique et prévention
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L’activité physique est essentielle en prévention cardiovasculaire et globale. Ses bénéfices sont largement prouvés avec une diminution du risque cardiovasculaire, du diabète, de l’hypertension artérielle, une amélioration du sommeil, une baisse des cancers, une amélioration de la santé mentale et cognitive et, bien sûr, de la qualité de vie.
L’Organisation mondiale de la santé recommande de limiter les activités sédentaires et de pratiquer au minimum 150 à 300 minutes d’activité physique modérée par semaine, ou 75 minutes d’activité physique intense avec renforcement musculaire deux fois par semaine.
C’est le rôle de tout cardiologue d’encourager les patients à pratiquer une activité physique régulière, que ce soit en prévention primaire ou secondaire, d’adapter le bilan nécessaire, et de les conseiller en fonction de leurs possibilités et de leur pathologie éventuelle. En fonction des souhaits, des limitations du patient et des ressources locales, l’activité physique peut être pratiquée en autonomie, dans un club sportif, dans une maison sport-santé, avec un kinésithérapeute ou en réadaptation cardiaque si indication.

Revues générales Le cardiologue et l’apnée du sommeil en pratique : dépistage et diagnostic
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L’apnée du sommeil (AS) concerne 5 à 10 % de la population adulte mondiale, avec une variété de retentissements allant du coût pour une nation à une augmentation de la mortalité toutes causes. Pour le cardiologue, l’AS devrait représenter un chapitre dans sa spécialité eu égard aux fortes prévalence et incidence de l’affection dans les pathologies cardiovasculaires, et au retentissement sur ces pathologies. L’AS peut aussi altérer les réponses aux traitements de cardiologie y compris invasifs. Ainsi, les cardiologues doivent être présents dans la prise en charge de l’AS au même titre que d’autres spécialistes. Sans formation sommeil spécifique, tout cardiologue peut faire un dépistage d’AS. D’autres pourront réaliser une exploration du sommeil pour confirmer ou non le diagnostic. C’est ce qui est abordé dans cet article.

Revues générales Suivi post-ablation de la fibrillation atriale
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L’ablation par cathéter de la fibrillation atriale est devenue une stratégie majeure de contrôle du rythme, avec un bénéfice démontré en termes fonctionnels et de morbimortalité ayant conduit à des recommandations plus fréquentes d’indication. Son bénéfice clinique dépend de la qualité du geste mais aussi de l’organisation et de la qualité du suivi. La période post-procédurale expose à des complications vasculaires, à des récidives précoces parfois transitoires, à des arythmies atriales organisées et à des modifications thérapeutiques concernant l’anticoagulation, les antiarythmiques. À ce jour, les recommandations indiquent une anticoagulation systématique pendant au moins deux mois, puis une poursuite guidée par le risque thromboembolique plutôt que par le seul succès de l’ablation. Le suivi doit intégrer un contrôle clinique et ECG à deux ou trois mois, puis au minimum annuel, avec une intensification du monitoring en cas de symptômes, de dysfonction ventriculaire ou de projet d’arrêt de l’anticoagulation. La période de “blanking” de huit semaines permet d’interpréter les récidives précoces comme n’étant pas signe d’échec, mais justifiant d’une prise en charge active des épisodes persistants ou symptomatiques, notamment par cardioversion. Cet article propose une approche pratique du suivi post-ablation, structuré à partir des décisions quotidiennes du cardiologue et du rythmologue.

Revues générales Prévention cardiovasculaire et lipides VESALIUS-CV, l’étude qui fait évoluer les réflexions
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L’étude VESALIUS-CV démontre qu’il est possible de maintenir pendant cinq ans un niveau de LDL-c à 0,45 g/l et que cela conduit à un bénéfice clinique net, sans risque associé, alors même que les patients inclus dans cette étude n’ont pas d’antécédent d’infarctus du myocarde (IDM) ou d’accident vasculaire cérébral (AVC). L’étude VESALIUS-CV montre que le concept de prévention primaire ou secondaire n’est pas approprié et que des patients qui, selon ce concept seraient classés dans une zone grise, justifient d’être qualifiés de patients à très haut risque cardiovasculaire (CV) et justifient donc d’une baisse importante de leur LDL-c pour diminuer leur risque CV. Concernant les anti-PCSK9, l’étude VESALIUS-CV rassure tout à la fois sur la persistance de leurs effets lipidiques, sur leurs bénéfices cliniques et sur leur tolérance à long terme, y compris chez les patients sans antécédent d’IDM ou d’AVC.

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Dans les pays occidentaux, le rétrécissement aortique est la plus fréquente des valvulopathies nécessitant une prise en charge interventionnelle. Malgré une prise en charge invasive bien codifiée, un retard diagnostique entraîne une importante morbidité et mortalité pré- et post-interventionnelles. Un diagnostic est nécessaire dès la découverte d’un souffle aortique, ou l’apparition de symptômes. Il permet de proposer une prise en charge rapide, avant l’apparition d’atteintes cardiaques irréversibles, associées à un mauvais pronostic en post-interventionnel.
Le diagnostic et la prise en charge précoces passent par la réalisation d’une échocardiographie dès le premier signe d’alerte, mais également en cas d’absence de symptômes, par l’évaluation des critères de sévérité en échocardiographie, l’épreuve d’effort, le dosage des B-type natriuretic peptides (BNP) et possiblement l’IRM.

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Malgré des recommandations de niveau I pour de nombreuses pathologies cardiaques, la réadaptation cardiaque (RC) reste sous-utilisée avec seulement 22,3 % des patients post-syndrome coronarien aigu qui en bénéficient dans les six mois. Pour éviter une perte de chance pour les patients, répondre à leurs besoins et proposer un accès aux soins pour tous, de nouvelles modalités de réadaptation se développent. Parmi elles, en France, des expérimentations de loi de financement de la Sécurité sociale de type article 51 ont permis de faire émerger des alternatives prometteuses de réadaptation cardiaque hors des services de soins médicaux et de réadaptation (SMR). Ces programmes sont supervisés par un SMR de référence ou une structure libérale légère (SLL), qui assure un suivi régulier. Destinée aux patients à risque faible à modéré de RC, cette approche montre des résultats comparables aux programmes conventionnels tout en levant des obstacles majeurs à l’accès aux soins.

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Chez des patients atteints de maladie thromboembolique veineuse provoquée et ayant un facteur de risque de récidive (maladie auto-immune, BPCO ou obésité), le risque de récidive après arrêt du traitement anticoagulant était de 10 % à un an contre 1,3 % chez ceux qui ont reçu de l’apixaban à la dose de 2,5 mg matin et soir, pendant un an.
Il n’y avait pas de différence significative dans le risque de survenue d’hémorragie majeure mais presque trois fois plus d’hémorragies cliniquement significatives non majeures dans le groupe recevant la prévention secondaire. Cette étude est la première qui s’est intéressée à la prévention secondaire de la thrombose veineuse profonde provoquée.

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Les pathologies cardiovasculaires sont la seconde cause de mortalité chez les femmes. Le nombre d’infarctus augmente chez les plus jeunes d’entre elles, qui semblent ne plus être protégées.
Les facteurs de risques cardiovasculaires progressent, qu’ils soient communs aux deux sexes ou plus spécifiquement féminins pour des raisons hormonales. D’une part, les facteurs communs aux deux sexes sévissent de plus en plus souvent chez les femmes, sur qui ils exercent un impact bien plus sévère. D’autre part, au long de sa vie, la femme va être potentiellement confrontée à des situations susceptibles d’alourdir la probabilité d’événements cardiovasculaires : contraception, grossesse, ménopause…

On ne pourra infléchir cette évolution épidémiologique sans le soutien d’une volonté politique, susceptible de financer la diffusion des messages de prévention. Les associations jouent aussi un rôle majeur comme moyen de transmission.
Enfin, la détection des situations à risque et l’optimisation de la prise en charge passe par la coordination de l’ensemble des professionnels de santé.

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