Malgré de considérables progrès dans la prise en charge de l’HTA, près de 50 % des sujets hypertendus ne sont pas contrôlés. Les facteurs comportementaux liés au patient (inobservance thérapeutique) et au médecin (inertie clinique) jouent un rôle essentiel dans ce phénomène.
L’observance thérapeutique se définit comme la bonne concordance entre les prescriptions du médecin et le comportement du patient. Sa fréquence est évaluée entre 63 et 91 % au cours de l’HTA.
L’inertie clinique correspond à l’absence d’intensification du traitement anti-hypertenseur par le médecin malgré l’absence de contrôle tensionnel. Elle concernerait plus de 80 % des consultations.
Il est probable que ces deux comportements ne soient pas indépendants mais influencés par la relation médecin/malade. Les principaux déterminants de l’inobservance et de l’inertie sont détaillés ici, et quelques moyens de lutte sont proposés. En raison de leurs conséquences sévères sur la morbi-mortalité des sujets hypertendus, leur recherche par le médecin doit devenir systématique lors de chaque consultation.
Editorial : Une manifestation de l’athérothrombose, au même titre que les AVC et l’IDM
L’artérite oblitérante des membres inférieurs constitue une manifestation de l’athérothrombose, au même titre que les accidents vasculaires cérébraux et l’infarctus du myocarde. Cette pathologie, souvent délaissée par le cardiologue, est pourtant fréquente ; elle va jusqu’à ...
Que faut-il démontrer pour être reconnu comme un médicament en France ?
Depuis quelques mois, les avis et publications émanant de la Haute Autorité de Santé (HAS), au travers des avis de la Commission de transparence et des publications de fiches “BUM” (bon usage du médicament), ont ...
Film : MitraClip
L’insuffisance mitrale est, avec le rétrécissement aortique, la valvulopathie la plus fréquente dans les pays industrialisés et sa prévalence augmente avec l’âge. Ses causes sont fonctionnelles ou organiques. Le traitement de l’IM sévère est chirurgical, ...
Cours 5 : Insuffisance mitrale ischémique
L'insuffisance mitrale ischémique est une fuite fonctionnelle secondaire aux conséquences de la maladie coronaire sur le ventricule gauche. Elle est souvent sous diagnostiquée et doit être systématiquement recherchée par échocardiographie. Elle a un pronostic d'autant ...
Inobservance et inertie clinique : deux obstacles majeurs à la prise en charge de l’hypertension artérielle
par S. Le Jeune le 16 mai 2012 dans Hypertension artérielle, Revues générales
Le bon usage des peptides natriurétiques de type B en ville
par M. Galinier le 15 mai 2012 dans Insuffisance cardiaque, Revues générales
Les peptides natriurétiques de type B, marqueurs biologiques facilement accessibles en pratique de ville, possèdent quatre missions au cours de l’insuffisance cardiaque :
– améliorer le diagnostic et, si leur utilisation est intégrée à l’algorithme décisionnel devant une dyspnée aiguë, ils peuvent également être utiles au diagnostic d’insuffisance cardiaque chronique ;
– fixer le pronostic et chez les patients ambulatoires, avec la mesure de la consommation en oxygène, ils représentent un marqueur puissant de prédiction du risque d’événements cardiovasculaires ;
– participer au suivi et tout patient insuffisant cardiaque devrait avoir un dosage de BNP de référence, son suivi permettant d’identifier les patients à risque nécessitant de réviser la stratégie thérapeutique ;
– aider à une optimisation du traitement, en incitant à modifier les doses des médicaments à visée neurohormonale si elles ne sont pas aux posologies cibles recommandées et en participant à l’ajustement des doses de diurétiques.
Ainsi, à condition d’être confrontés à la clinique et de garder à l’esprit leurs limites, ils constituent un guide utile dans la prise en charge des patients insuffisants cardiaques.
Traitements chirurgical et endovasculaire de l’AOMI
par L. Chiche le 9 mai 2012 dans Dossier : Artériopathie des membres inférieurs, Risque cardio vasculaire, Vasculaire
Cet article résume les modalités techniques, les indications et les principaux résultats du traitement chirurgical conventionnel et du traitement endovasculaire de l’artériopathie oblitérante chronique des membres inférieurs.
Traitement médical de l’artérite oblitérante des membres inférieurs
par E. Messas le 8 mai 2012 dans Dossier : Artériopathie des membres inférieurs, Risque cardio vasculaire, Vasculaire
L’artérite oblitérante des membres inférieurs (AOMI) est une pathologie fréquente qui touche 2 à 3 % des hommes et 1 à 2 % des femmes de plus de 60 ans.
La maladie se présente, le plus souvent, sous la forme d’une claudication intermittente douloureuse et n’aboutit que dans une minorité des cas à la nécessité d’une revascularisation périphérique ou à une amputation.
La relative bénignité des symptômes (“crampe à la jambe”) ne doit pas masquer la gravité de cette pathologie qui constitue, à l’instar de l’infarctus du myocarde et de l’AVC, une manifestation clinique de l’athérothrombose. A ce titre, elle doit bénéficier de la trithérapie par antiagrégant plaquettaire, inhibiteur de l’enzyme de conversion et statines qui a prouvé son efficacité sur la morbi-mortalité cardiovasculaire chez ces patients.
La prise en charge globale permettant une amélioration de la qualité de vie doit passer par le traitement des facteurs de risque (avec entres autres un arrêt impératif du tabac) et par des programmes de rééducation à la marche.
Explorations non invasives de l’AOMI
par S. Kownator le 7 mai 2012 dans Dossier : Artériopathie des membres inférieurs, Risque cardio vasculaire, Vasculaire
Une fois posé le diagnostic d’artériopathie des membres inférieurs par la clinique et la mesure de l’IPS, les méthodes d’imagerie non invasives permettent de dresser une cartographie lésionnelle précise.
A ce stade, sauf exception, l’artériographie conventionnelle n’a plus de place.
L’écho-Doppler, l’angioscanner et l’angiographie par résonance magnétique sont les méthodes de choix pour cette exploration. Le choix entre ces différentes méthodes va dépendre en grande partie de leur disponibilité et de l’expérience du centre concerné.
Les différentes recommandations mettent chacune de ces méthodes au même niveau. Elles contribuent très largement au choix de la stratégie thérapeutique.
Epidémiologie et intérêt clinique de l’IPS dans l’AOMI
par V. Aboyans le 4 mai 2012 dans Dossier : Artériopathie des membres inférieurs, Risque cardio vasculaire, Vasculaire
L’artériopathie des membres inférieurs est la troisième atteinte athéromateuse la plus fréquente, mais elle partage avec l’atteinte coronaire et cérébrovasculaire le même risque de mortalité.
Pendant près d’un siècle, seules les formes symptomatiques de la maladie avaient attiré l’attention des cliniciens, ayant comme centre d’intérêt le pronostic du membre atteint. Plusieurs travaux dans les années 80 ont permis de révéler la grande fréquence d’événements cardiovasculaires, grevant le pronostic des patients, et de mettre à jour la grande fréquence de l’AOMI asymptomatique et son caractère péjoratif, quasi équivalent à celui des atteintes symptomatiques.
Ces données, affinées depuis par de nombreuses études épidémiologiques, n’ont pu être obtenues qu’à partir du recours à un test simple pour révéler cette maladie. De l’outil initialement diagnostique, l’index de pression systolique (IPS) s’est progressivement affirmé comme la pierre angulaire de l’épidémiologie de l’AOMI et un excellent marqueur de risque cardiovasculaire, avec l’avantage de sa facilité et de son ubiquité quant à son utilisation.
Définition et prise en charge de la rétinopathie diabétique non proliférante sévère.Faut-il toujours traiter par PPR ?
par D. Gaucher le 30 avril 2012 dans Ophtalmologie, Revues générales, Vasculaire
La rétinopathie diabétique non proliférante (RDNP) sévère est un stade important de la classification de la rétinopathie diabétique, celui où l’initiation d’un traitement doit se discuter. Les recommandations pour débuter la photocoagulation panrétinienne (PPR) à ce stade font consensus bien que les résultats de grandes études américaines comme l’Early treatment of diabetic retinopathy study (ETDRS) n’aient pas clairement différencié ce stade du stade proliférant minime pour définir le moment opportun du début de la PPR. Ce consensus repose sur la nécessité de traiter les patients qui risquent une baisse de leur acuité visuelle sans toutefois réaliser de manière excessive une PPR à des patients dont l’acuité n’est pas menacée à moyen terme. Si les critères de mise en route de la PPR font partie des recommandations nationales et internationales, les modalités de sa réalisation ne sont pas clairement définies.
HTA maligne
par S. Milazzo le 30 avril 2012 dans Hypertension artérielle, Ophtalmologie, Revues générales, Vasculaire
Définition
– TA > 200/130 mmHg
– Rétinopathie hypertensive stade III ou IV
– Une ou plusieurs autres atteintes viscérales
Une nouvelle approche scientifique pour l’actualisation des références nutritionnelles en acides gras
par E. Kalonji le 28 avril 2012 dans Lipidologie, Nutrition et diabétologie, Revues générales
Les données scientifiques substantielles accumulées depuis une quinzaine d’années sur les relations entre les acides gras et la santé ont permis de définir, dans le cadre d’une expertise collective récente, le socle scientifique pour la révision des apports nutritionnels conseillés. La détermination des apports nutritionnels conseillés pour les acides gras a pris en compte les besoins nutritionnels, évalués en tenant compte à la fois des données relatives à la physiologie et à la prévention primaire des maladies.
Le traitement et le suivi médical d’une orbitopathie dysthyroïdienne
par J. Lagier le 28 avril 2012 dans Divers, Endocrinologie, Ophtalmologie, Revues générales
La prise en charge d’une orbitopathie dysthyroïdienne nous amène à nous poser plusieurs questions :
- Depuis quelques mois, les avis et publications émanant de la Haute Autorité de Santé (HAS), au travers des avis de la Commission de transparence et des publications de fiches “BUM” (bon usage du médicament), ont de quoi faire douter sur les possibilités de disposer dans des délais rapides, voire tout simplement de pouvoir disposer, de progrès thérapeutiques en cardiologie. Tout au moins en France....
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- Revue de presse : Prévalence de l’obésité et tendances sur la distribution du BMI parmi les américains adultes de 1999 à 2010. Registre NHANES En ligne le 22 mai 2012
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