Rôle des biomarqueurs dans la détection de la cardiotoxicité

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L’amélioration de la prévention primaire dans les différents types de cancers et l’utilisation de drogues anticancéreuses de plus en plus efficaces ont permis d’accroître de façon considérable l’espérance de vie des patients atteints de cancers. Cependant, ces effets positifs sont contrebalancés par la survenue d’une toxicité post-chimiothérapie précoce ou tardive, atteignant pratiquement tous les organes même si le pronostic est plus particulièrement affecté par l’atteinte myocardique.

On considère que 16 millions de personnes survivent à un cancer aux États-Unis (données 2018), dont 2 millions seraient à risque de développer une cardiotoxicité. Globalement, 30 % des patients atteints de maladies cardiovasculaires développeront un cancer, 30 % recevront un traitement potentiellement cardiotoxique et, parmi eux, 30 % présenteront des complications de cardiotoxicité [1]. L’équipe de cardio-oncologie doit détecter le plus précocement possible les premières manifestations de la cardiotoxicité, c’est-à-dire avant l’apparition des symptômes, voire avant la réduction de la fraction d’éjection du ventricule gauche (FEVG) ou la baisse de la déformation myocardique, afin d’envisager le traitement cardioprotecteur le plus adapté.

Définition de la cardiotoxicité

Il n’existe pas de définition claire de la cardiotoxicité. En général, elle se définit comme une altération de la fonction cardiaque induite par l’utilisation d’un traitement anticancéreux potentiellement cardiotoxique. Cette définition inclut :

  • l’apparition des signes d’insuffisance cardiaque quelle que soit la baisse de la FEVG ;
  • la baisse de la FEVG de 10 % et une FEVG < 50 % sans symptômes d’insuffisance cardiaque ;
  • la baisse de la FEVG de 5 % et une FEVG < 50 %[...]

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À propos de l’auteur

Service de Cardiologie, CHU, Limoges.

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