L’antidote : restez calme et continuez (épisode 2)

0

“Les journaux sont incapables, apparemment, de faire la différence entre un accident de bicyclette et le déclin d’une civilisation.”
~ George Bernard Shaw, Too true to be good, 1932.

Ce billet, deuxième d’une série de quatre (le premier étant paru le mois dernier), poursuit la présentation et la mise en perspective des données issues du livre de Steven Pinker, Le triomphe des Lumières, paru en novembre 2018. Ce livre a pour fonction de rappeler et synthétiser les données acquises sur l’évolution du monde depuis quelques centaines d’années au prisme d’une analyse scientifique en de très nombreux domaines, et ce afin de lutter contre la mésinformation qui conduit certains à penser que nous sommes dans une période de déclinisme, que “c’était mieux avant” et que “nous courons à la catastrophe”. Au terme des données présentées indiquant le contraire de cette opinion qui paraît commune, deux questions émergent : pourquoi tant d’erreurs de raisonnement à l’échelle individuelle ? Pourquoi de telles erreurs sont-elles quotidiennement répandues par les médias et les politiques ? Ce livre écrit par un psychologue cognitiviste aide à comprendre.

Dans le premier billet, l’accent avait été mis sur le déterminisme individuel des erreurs humaines, notamment sur les biais cognitifs. Ce deuxième billet prend en compte certains aspects des structures sociales et cognitives tendant à propager et perpétuer les erreurs de raisonnement. En cela, ces deux billets suivent un plan guidé par la notion qu’une société est tout à la fois la conséquence des attitudes individuelles et celle des structures sociales. Ces notions conduisent à distinguer deux grandes écoles en sociologie, l’une pensant que les attitudes individuelles sont l’élément prédominant, l’autre, que ce sont les structures sociales qui sont l’élément déterminant.

Ainsi, en sciences sociales, il y a un courant de pensée appelé individualisme méthodologique qui est défendu entre autres par Max Weber et par Raymond Boudon. Il repose sur le postulat que les phénomènes sociaux se construisent à partir des actions et des comportements des individus.[...]

Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.

Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS

Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales

S'inscrire
Partagez.

À propos de l’auteur

Clinique Villette, Dunkerque.

Laisser un commentaire