Revue de presse : Le LDL-cholestérol est un facteur de risque cardiovasculaire. Le bénéfice de sa réduction est proportionnel à la durée de sa réduction

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Les deux éléments du titre de ce compte-rendu d’un article médical en sont les conclusions évidentes. L’article en question est une mise au point simple, mais ô combien nécessaire et majeure, qui a été publiée cet été dans l’European Heart Journal par Brian Ference et al.

Méthode

Ce travail a consisté à reprendre des données de travaux publiés concernant les effets des traitements diminuant le LDL-cholestérol (LDL-c) et à en faire la synthèse.

Les données prises en compte ont été les résultats des études ayant évalué des statines, données associées en une méta-analyse et une méta-régression corrélant la diminution du LDL-c et l’effet clinique observé sur le risque d’événements cardiovasculaires (CV) majeurs. Le critère principalement pris en compte a associé les infarctus du myocarde (IDM), les AVC, les décès CV et les revascularisations en urgence.

La deuxième étape de ce travail a été d’évaluer si les effets cliniques constatés avec les anti-PCSK9, dans les études FOURIER (conduite avec l’évolocumab) et SPIRE 2 (conduite avec le bococizumab), étaient concordants lorsqu’ils sont corrélés à la diminution absolue du LDL-c à ceux obtenus sous statines.

Ce travail a quelques caractéristiques :

  • Il n’a pas pris en compte les résultats de l’étude ODYSSEY Outcomes (effectuée avec l’alirocumab) qui n’étaient pas encore publiés lorsque le travail a été effectué, mais il a tenu compte des résultats de l’étude IMPROVE IT (effectué avec un inhibiteur de l’absorption du cholestérol, l’ézétimibe).
  • Il a évalué la corrélation entre diminution du LDL-c et variation des événements CV majeurs en prenant en compte une diminution absolue de LDL-c exprimée en mmol/l et non une diminution relative du LDL-c.
  • Il a évalué cette corrélation en fonction de la durée des études car l’étude SPIRE-2 n’a duré qu’un an et l’étude FOURIER n’a duré que 2,2 ans. Il a donc fallu comparer les résultats obtenus dans ces études avec l’effet moyen des statines exprimé par diminution absolue du LDL-c en mmol/l en fonction d’une même durée de traitement respective par statine.

Apports

Les enseignements (ou rappels) principaux de ce travail sont que :

  1. Le bénéfice clinique du traitement par statine est directement proportionnel à la diminution absolue du LDL-c : pour toute diminution absolue du LDL-c d’une mmol/L, il y a une réduction relative du risque d’événements CV majeurs (IDM, AVC et décès CV) de 22 % à 5 ans.
  2. Le bénéfice clinique[...]

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À propos de l’auteur

Clinique Villette, Dunkerque.

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