Spécificités en fonction de différents types de cardiopathies

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Définitions des complications cardiovasculaires périopératoires

La définition des complications cardiovasculaires périopératoires n’est pas standardisée. Elle peut aller de la survenue d’une hypotension artérielle per-anesthésique (jusqu’à 80 % des patients en fonction des seuils utilisés pour définir l’hypotension [1] mais avec peu/pas d’effets sur la mortalité périopératoire [2]), à l’augmentation des concentrations sériques de troponine en postopératoire [3], jusqu’au décès. L’intervalle de temps pendant lequel les complications sont recherchées peut aussi influencer l’estimation de l’incidence des complications cardiovasculaires périopératoires.

Dans la publication qui a analysé le plus grand nombre de patients (183 069) qui ont bénéficié d’une chirurgie non cardiaque [4], les complications analysées ont été l’arrêt cardiaque et l’infarctus du myocarde (IDM) dans les 30 jours post-opératoires. Dans cette étude, l’incidence de ces complications cardiovasculaires était de 1,29 % (soit 2 362 sur 183 069 patients) mais avec une mortalité à 30 jours de 60 % [4]. Pour comparaison, l’incidence des complications respiratoires était de 3 % [5] et les complications thrombo-emboliques graves concernaient 0,63 % des patients avec une mortalité à 30 jours de 11 % [6]. Ces résultats démontrent que les complications cardiovasculaires graves sont moins fréquentes que d’autres types de complications, mais leur survenue est accompagnée d’une mortalité très élevée.

Si d’autres définitions de complications cardiovasculaires périopératoires sont utilisées, l’incidence augmente. Parmi les autres types de complications, présentées dans la littérature, on retrouve : l’insuffisance cardiaque aiguë (avec différentes définitions), les troubles du rythme dont la fibrillation auriculaire et les accidents vasculaires cérébraux. Les interactions entre les complications cardiovasculaires d’un côté et les complications respiratoires [5] et rénales de l’autre ont été peu abordées dans la littérature. Enfin, il existe des interactions entre le type de cardiopathie, les médicaments prescrits de manière chronique, la gestion des complications de l’anesthésie et les complications postopératoires. Mêmes si elles n’entraînent pas le décès, les complications cardiovasculaires augmentent la durée de séjour, les dépenses de santé[...]

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À propos de l’auteur

Département d’Anesthésie- Réanimation, Hôpital Bichat-Claude Bernard, PARIS.

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