Evaluation préopératoire

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Depuis 1996, trois recommandations ACC/AHA ont été publiées, la dernière en 2007. En 2010, l’European Society of Cardiology a également publié des guideline, très complètes [1].

Le développement des guideline est une composante importante dans l’amélioration de la qualité des soins ; elles sont importantes pour harmoniser les pratiques de prise en charge préopératoire. Cependant, la mauvaise adhésion aux guidelines peut s’expliquer par la non clarté et le manque de temps évoqués par les cliniciens [2].

Il semble que si le clinicien avait à disposition un résumé sur les recommandations, le nombre d’avis cardiologiques et d’examens préopératoires inutiles diminuerait, d’où une réduction de coût et de report de chirurgie programmée.

Une part importante des guidelines concerne le patient coronarien, mais l’anesthésiste est également confronté à des cardiopathies valvulaires, à des patients appareillés avec un pacemaker ou un défibrillateur, à des cardiopathies au cours de la grossesse ou à des cardiopathies congénitales adultes. Il est évident que, pour la prise en charge de ces patients, une étroite collaboration entre le chirurgien, l’anesthésiste et le cardiologue est indispensables [3]. Bien entendu, la prise en charge s’entend sur la totalité de la période périopératoire. A 85 ans, l’espérance de vie est de 5 ans pour l’homme et de 6 ans pour la femme. Au-delà de 65 ans, 2 à 9 % de la population ont un rétrécissement aortique (RAo) et chez ces patients 50 % ont une coronaropathie associée. En Europe, l’étiologie des valvulopathies est le plus souvent dégénérative, l’étude “European Heart Survey” de 2003[...]

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À propos de l’auteur

Hôpital Bichat, PARIS.

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