Une sous-utilisation et un contrôle non optimal
En France, environ 900 000 patients sont traités par AVK alors qu’on s’attendrait à en compter le double. Ces molécules sont donc largement sous-prescrites. Une étude conduite au Canada par Gladstone et al. [1] entre 2003 et 2007 montre des résultats édifiants. Sur 597 patients admis pour un AVC ischémique et ayant des antécédents de fibrillation auriculaire à haut risque embolique, seuls 10 % étaient traités à l’arrivée par warfarine à doses thérapeutiques, 29 % par warfarine à dose infra-thérapeutique, 2 % étaient sous double anti-agrégation et 29 % n’avaient aucun antiagrégant ni anticoagulant. Il est important de préciser qu’aucun de ces patients n’avait de contre-indication à une anticoagulation efficace.
Mise au point sur les AVK
par M. Rovani Panthier le 23 avril 2012 dans Repères pratiques, Rythmologie, Therapeutique, Valvulaire, Vasculaire
Quel est le traitement d’une thrombophlébite superficielle ?
par M. Mokni le 4 avril 2012 dans Dermatologie, Repères pratiques, Vasculaire
La thrombophlébite superficielle (TPS) est une affection fréquente caractérisée par la présence d’un nodule (fig. 1) ou un cordon linéaire (fig. 2A et 2B) sous-cutané, palpable, chaud et douloureux. Les lésions siègent sur le trajet d’une veine saine ou d’un cordon variqueux le plus souvent aux membres inférieurs. L’évolution se fait généralement vers une résolution spontanée [1]. Une hyperpigmentation post-inflammatoire séquellaire le long du trajet du segment veineux atteint pourrait persister pendant plusieurs semaines ou mois.
Conduite à tenir chez une femme en début de ménopause présentant une ostéopénie
par M. Laroche le 23 mars 2012 dans Gynécologie, Passerelles, Repères pratiques
Définition de l’ostéopénie
L’ostéopénie se définit à partir de l’ostéodensitométrie et du T-score que cet examen permet d’établir. Le T-score, exprimé en déviations standard, consiste à comparer la densité minérale osseuse de votre malade à celle d’une jeune femme où la masse osseuse est maximum. Ceci au rachis, au col du fémur et à la hanche totale. On tient compte du site où la densité minérale osseuse (DMO) est la plus basse. La DMO est considérée comme normale lorsque le T-score est supérieur à -1, la malade est ostéopénique lorsque le T-score est compris entre -1 et -2,5 et ostéoporotique lorsque le T-score est inférieur à -2,5 [1].
Syndrome d’apnées du sommeil et neuropathies optiques
par H. Khayi le 23 février 2012 dans Divers, Ophtalmologie, Passerelles, Repères pratiques
Le syndrome d’apnées du sommeil
Le syndrome d’apnées du sommeil (SAS) est une pathologie relativement fréquente, retrouvée dans 5 % de la population générale et 18 % après 50 ans. Le SAS correspond à des épisodes de collapsus du pharynx, complets ou incomplets, survenant de manière répétée au cours du sommeil (fig. 1)
Le tableau clinique associe principalement quatre symptômes principaux : des symptômes nocturnes avec éveils fréquents associés ou non à une nycturie, des ronflements importants et des symptômes diurnes à type d’asthénie matinale avec ou sans céphalées et d’hypersomnolence. Des échelles subjectives de somnolence existent pour aider le clinicien à quantifier la sévérité de la somnolence diurne. La plus répandue est l’échelle de somnolence d’Epworth.
Peut on faire un scanner coronaire en cas de FA suffisamment ralentie ?
par T. Hovasse le 14 février 2012 dans Imagerie, Insuffisance coronaire, Repères pratiques
Chez les patients en rythme sinusal, la performance diagnostique du scanner coronaire a été largement démontrée [1, 2]. En respectant les bonnes indications (douleurs thoraciques aiguës ou chroniques, sans modification ECG spécifique ni élévation enzymatique, test d’ischémie douteux chez les patients à risque bas ou intermédiaire), cet examen permet d’éliminer formellement une coronaropathie avec une spécificité et une valeur prédictive négative voisine de 100 %. La sensibilité chez ces patients est bonne, comprise entre 70 et 85 % selon les études.
Quand penser à une cardiomyopathie restrictive ?
par R. Roudaut le 16 janvier 2012 dans Echographie, Imagerie, Repères pratiques
Diagnostic positif
1. Contexte clinique
Devant un tableau d’insuffisance cardiaque (IC) inexpliquée souvent globale avec hépatomégalie, voire hépatalgie (en l’absence de valvulopathie sévère, de coronaropathie significative, de cardiomyopathie dilatée…), le clinicien/échocardiographiste devra évoquer le diagnostic de cardiomyopathie restrictive (CMR), d’autant plus facilement qu’à l’échocardiographie la fonction ventriculaire est peu ou pas perturbée et qu’à l’inverse, les oreillettes sont dilatées, témoignant d’une élévation chronique des pressions du massif auriculaire.
Peut-on interpréter un test d’effort sous-maximal ?
par D.M. Marcadet le 12 janvier 2012 dans Insuffisance coronaire, Repères pratiques
La première question qu’il faut se poser devant un test d’effort “sous-maximal”, c’est de savoir s’il est vraiment sous-maximal. On parlera de test sous-maximal lorsque l’effort a été interrompu précocement soit par l’opérateur soit par manque de motivation du sujet et non pas en raison de signes cliniques ou ECG imposant l’arrêt.
Faut-il faire un massage sino-carotidien chez tout patient de plus de 40 ans ayant fait une syncope ?
par J.J. Blanc le 15 décembre 2011 dans Repères pratiques, Rythmologie
La syncope est un symptôme fréquent puisque l’on estime qu’une personne sur deux en fera au moins une pendant sa vie. Si une syncope peut survenir à tout âge, les études épidémiologiques ont bien montré qu’il existait deux périodes de l’existence particulièrement “favorables” à la survenue de la première syncope : entre 15 et 25 ans, puis au-delà de 60 ans.
Valeur pronostique de l’épreuve d’effort
par H. Douard le 14 décembre 2011 dans Insuffisance coronaire, Repères pratiques
Démontrer l’ischémie, rechercher une viabilité, quantifier une sténose… Voilà des concepts modernes mais artificiels ou imparfaits qui contrastent avec la détermination de la simple capacité d’effort, traduction objective de la gêne fonctionnelle, ou à l’inverse de la bonne tolérance d’une pathologie. Qui plus est, cette détermination possède également une valeur pronostique tant chez le sujet sain que chez le cardiaque dans bien des pathologies.
Places respectives de l’éplérénone et du candésartan dans l’insuffisance cardiaque systolique paucisymptomatique ou NYHA II
par E. Berthelot-Garcias le 13 décembre 2011 dans Insuffisance cardiaque, Repères pratiques
En accord avec les recommandations européennes 2008 et américaines 2009 sur l’insuffisance cardiaque (IC) chronique, tout patient ayant une FEVG ≤ 40 % doit être traité par un IEC et un bêtabloquant, à doses optimales, quelle que soit sa classe NYHA (recommandation de classe I, niveau d’évidence A).
- Cours 6 : Rétrécissement aortique En ligne le 21 mai 2012
- Glaucome : quoi de neuf ? En ligne le 21 mai 2012
- DMLA : quoi de neuf ? En ligne le 22 mai 2012
- Revue de presse : Prévalence de l’obésité et tendances sur la distribution du BMI parmi les américains adultes de 1999 à 2010. Registre NHANES En ligne le 22 mai 2012
- Revue de presse : Risque d’arythmies malignes dans le WPW symptomatique En ligne le 22 mai 2012
-
Film : MitraClip
19 mars 2012
-
Cours 1 : Evaluation des pressions de remplissage VG
17 mars 2011
-
Evaluation de l’ischémie myocardique : quelles sont les bonnes indications de l’IRM de stress ?
3 février 2012
-
Comment affirmer le caractère symptomatique d’une valvulopathie ?
28 février 2008
-
Cours 4 : Evaluation d’une insuffisance mitrale
26 octobre 2011
-
Prise en charge et physiothérapie du lymphœdème des membres
18 mai 2012
-
Psoriasis : quoi de neuf ?
17 mai 2012
- Je suis locataire ou propriétaire de mon local professionnel situé dans une copropriété. Puis-je installer librement ma plaque professionnelle ? 16 mai 2012
-
Inobservance et inertie clinique : deux obstacles majeurs à la prise en charge de l’hypertension artérielle
16 mai 2012
-
Le bon usage des peptides natriurétiques de type B en ville
15 mai 2012





