La prise en charge de l’hypertension artérielle chez le patient atteint de maladie rénale chronique constitue un enjeu majeur car les deux pathologies entretiennent une relation bidirectionnelle.
L’hypertension artérielle chronique participe à la progression de l’atteinte rénale tandis que la diminution du débit de filtration glomérulaire favorise à son tour l’élévation de la pression artérielle, notamment par la rétention sodée, l’activation du système rénine-angiotensine-aldostérone, l’hyperactivité sympathique et l’augmentation de la rigidité artérielle.
L’hypertension artérielle est ainsi présente chez la majorité des patients atteints de maladie rénale chronique et son contrôle constitue un objectif essentiel de protection à la fois rénale et cardiovasculaire.
Commentaires
1. Dépister et caractériser la MRC
Chez tout patient hypertendu, la première étape consiste à rechercher une atteinte rénale, notamment par le calcul du DFGe et la mesure du RAC. La MRC est définie par la persistance pendant plus de trois mois d’une anomalie de structure ou de fonction rénale. Le DFGe permet de classer la maladie selon les catégories G1 à G5, tandis que l’albuminurie est classée en A1, A2 ou A3. Le croisement de ces deux paramètres permet d’estimer le risque de progression rénale et le risque cardiovasculaire.
Cette première étape est importante car la présence d’une albuminurie ou d’un DFGe diminué modifie le niveau de risque du patient et peut influencer l’intensité du traitement et du suivi. Un avis néphrologique doit notamment être envisagé en cas de doute diagnostique, d’albuminurie importante, de MRC G3b, de dégradation rapide du DFGe, d’hématurie,[...]
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