Reste-t-il une place pour l’aspirine en prévention primaire chez le patient diabétique ?

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L’intérêt de l’aspirine en prévention primaire des maladies cardiovasculaires (CV) liées à l’athérosclérose dans la population générale a longtemps été débattu, mais le consensus s’est fait contre son utilisation systématique. Chez les patients diabétiques, la question reste d’actualité. Les recommandations évoluent et de nouveaux outils de stratification pronostique pourraient rebattre une nouvelle fois les cartes.

Des recommandations longtemps différentes aux États-Unis et en Europe

L’aspirine en prévention primaire chez le diabétique est une thématique pour laquelle les recommandations américaines et européennes ont longtemps divergé. Depuis 2016 (et jusqu’en 2020), les recommandations de la Société européenne de cardiologie et de la Société européenne de prévention et réadaptation cardiaque [1] étaient sans ambiguïté : elles ne reconnaissaient aucune indication à l’aspirine chez les diabétiques en l’absence de maladie CV documentée (recommandation de classe III, tableau I).

Les recommandations américaines de la même époque [2], produites conjointement par l’American Heart Association (AHA) et l’American Diabetes Asso­ciation, se basaient essentiellement sur le risque de décès CV à 5 ou 10 ans, selon le score de Framingham. L’aspirine pouvait être proposée aux patients sans antécédents hémorragiques à risque CV élevé ou très élevé. Cette recommandation de classe IIa incluait les diabétiques dont le risque de maladie CV liée à l’athérosclérose était supérieur à 5 % à 10 ans.

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À propos de l’auteur

Service de Cardiologie, Centre Hospitalier de Versailles, LE CHESNAY.