Le saura-t-on un jour ? Pourquoi la COVID-19 a-t-elle frappée diversement les différents pays ?

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En phase de décroissance de la pandémie de COVID-19 en Europe, les données épidémiologiques disponibles rendent compte que les taux de contaminations par le SARS-CoV-2 et de décès par la COVID-19 sont extrêmement variables selon les pays, et dans un même pays selon les régions.

Le constat

Ainsi, par exemple, au 03 juin 2020, les données disponibles, rapportées en cas par million d’habitants sont, pour la Chine de 60,4 cas de COVID-19 confirmés et de 3,3 morts ; pour la France, respectivement de 2 259 et de 432 ; pour les États-Unis, de 5 599 et de 324 ; pour le Brésil, de 2 651 et de 149 ; pour le Nigéria de 55 et de 1 ; pour l’Australie de 289 et de 4 ; pour la Suède de 3 789 et de 438 ; et pour la Corée du sud de 224 et de 5.
En France métropolitaine, aux deux extrêmes, la mortalité par million d’habitants est estimée le 03 juin 2020 à 1 256 pour le territoire de Belfort et à 13,11 pour la Lozère, en passant par 260 pour les Bouches du Rhône et 121 pour le Var.
Les hypothèses se multiplient déjà pour tenter d’expliquer ces différences mais les variables à prendre en compte dans les modèles seront tellement nombreuses, et pour certaines probablement importantes mais encore inconnues, que toutes les hypothèses émises, comme celle de l’effet « miracle » de potentielles mesures plus ou moins thérapeutiques resteront… des hypothèses.

Une susceptibilité génétique ?

À ce sujet, un court article paru dans Clin Chem Lab Med ajoute une nouvelle piste : l’influence de la régulation génétique de l’enzyme de conversion de l’angiotensine.
Les auteurs partent du constat de la diversité d’incidence de l’incidence de la COVID-19 et de l’hypothèse que celle-ci ne paraît pas être due à une mutation particulière du SARS-CoV-2 durant la pandémie. De ce fait, ils évoquent la possibilité que le terrain génétique pourrait contribuer à la contamination par le virus et/ou à la sévérité de la COVID-19.
Pour évaluer leur hypothèse, ils ont étudié s’il existe une corrélation entre certains polymorphismes génétiques de certaines protéines (enzyme 1 de conversion de l’angiotensine ou ACE1, protéine de régulation homéostatique du fer, facteur 3 du complément, haptoglobine et protéine de transport de la vitamine D) et l’incidence de la COVID-19, telle qu’elle est rapportée par l’Institut John Hopkins dans 33 pays dans lesquels les fréquences des divers polymorphismes de ces protéines sont connues.
En analyse de régression multiple, les auteurs n’ont[...]

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À propos de l’auteur

Clinique Villette, Dunkerque.

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