Pièges et astuces pour analyser un article d’imagerie cardiovasculaire multimodale

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Rester vigilant devant l’évaluation d’une nouvelle technique sur volontaires sains

Lorsqu’on souhaite évaluer une nouvelle méthode d’imagerie, comme par exemple une nouvelle séquence IRM, 3 étapes chronologiques sont possibles : études sur modèle animal, études sur volontaires sains et études sur patients.

Ainsi, les études cliniques sur volontaires sains sont fréquentes pour valider une nouvelle méthode diagnostique, mais nous devons rester très vigilants dans l’analyse de ce type d’étude. En effet, contrairement à un recrutement systématique et consécutif de patients au sein d’un service qui ne permet pas à l’investigateur de sélectionner ces patients, le recrutement de volontaires sains permet une grande liberté. Ainsi, l’investigateur pourra choisir de présenter dans son article les “meilleurs volontaires sains”, autrement dit ceux donnant les meilleures images.

De plus, les conditions d’examen des volontaires sains sont beaucoup plus faciles à contrôler que celles des patients malades (encadré 1).

Vérifier scrupuleusement le choix du test diagnostique de référence (gold standard)

Il est important de rappeler que l’enjeu d’une étude diagnostique est de montrer que la nouvelle technique est la plus performante possible, comparée à une technique de référence (gold standard). Cependant, il faut s’assurer qu’il s’agit bien de la technique de référence à utiliser dans ce contexte pour être sûr du résultat énoncé. En pratique, la plupart des techniques sont d’abord validées sur modèle animal afin de prendre l’anatomopathologie comme référence. Puis ensuite, pour les études cliniques,[...]

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À propos des auteurs

Service de Cardiologie, CHU Lariboisière, PARIS ; Unité Inserm-UMR 942, PARIS.

Siemens Healthineers IHU LIRYC (Institut de Rythmologie et de Modélisation cardiaque), BORDEAUX.

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