Quoi de neuf en insuffisance cardiaque ?

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L’incidence de l’insuffisance cardiaque (IC) ne cesse de croître, au moins 15 millions d’Européens et environ 1 500 000 de Français étant atteints par cette pathologie qui reste la principale cause d’hospitalisations pour les personnes âgées de plus de 65 ans et la première cause d’hospitalisations non prévues, une augmentation de 50 % des hospitalisations pour IC étant prévisible au cours des 25 prochaines années, mettant en danger la viabilité des systèmes de soins. La répartition des patients n’est pas uniforme au sein des territoires, la prévalence de l’IC augmentant avec la diminution du degré d’urbanisation. Ainsi, en Allemagne, le risque de présenter une IC est majoré de 40 % dans les zones rurales à basse densité de population en comparaison aux zones urbaines, posant le problème de l’accès aux soins de ces patients.

Parcours de soins

La prise en charge de l’IC reste fragmentée, favorisant un traitement non optimal source de fréquentes réhospitalisations. Ainsi, une amélioration du parcours de soins est nécessaire à trois niveaux :

>>> La première étape consiste à accélérer le diagnostic des phases congestives. En effet, l’étude IC-PS2 pour “Premiers Symptômes et Parcours de Soins”, réalisée chez 1 000 patients insuffisants cardiaques ayant été hospitalisés dans l’année pour décompensation, si elle confirme que l’essoufflement et les œdèmes constituent les symptômes les plus fréquents (décrits respectivement par 64 et 26 % des sujets) démontre qu’ils sont négligés, souvent confondus avec des signes de vieillissement ou d’une pathologie respiratoire, plus de 80 % des patients reconnaissant avoir eu des symptômes plusieurs jours avant l’hospitalisation – voire pour 31 % d’entre eux plusieurs mois avant – mais uniquement 37 % des patients ayant consulté leur médecin généraliste le mois précédant l’hospitalisation. Or, une reconnaissance plus précoce de cette phase congestive méconnue, annonciatrice de décompensation, permettrait un traitement plus précoce et donc plus efficace, et éviterait ainsi des hospitalisations.

>>> La deuxième étape consiste à améliorer les relations ville-hôpital de manière bidirectionnelle. En effet, l’étude IC-PS2 révèle que seulement 20 et 18 % des patients hospitalisés pour[...]

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À propos des auteurs

Fédération des Services de Cardiologie, CHU Toulouse-Rangueil, Toulouse. Inserm, U858, Toulouse.

Fédération des Services de Cardiologie, CHU Toulouse-Rangueil, TOULOUSE. Université Paul Sabatier-Toulouse III ; Faculté de Médecine, TOULOUSE.

Fédération de Cardiologie, CHU Toulouse-Rangueil, TOULOUSE.

Fédération de Cardiologie, CHU Toulouse-Rangueil, TOULOUSE.

Fédération de Cardiologie, CHU Toulouse-Rangueil, TOULOUSE. Université Paul Sabatier-Toulouse III ; Faculté de Médecine, TOULOUSE.

Fédération de Cardiologie, CHU Toulouse-Rangueil, TOULOUSE.

Fédération de Cardiologie, CHU Toulouse-Rangueil, TOULOUSE. UMR UT3 CNRS 5288 Evolutionary Medicine, Obesity and heart failure: molecular and clinical investigations. INI-CRCT F-CRIN, GREAT Networks. Université Paul Sabatier-Toulouse III ; Faculté de Médecine, TOULOUSE. Service de Médecine nucléaire, CHU Toulouse-Rangueil, TOULOUSE.

Fédération de Cardiologie, Pôle Cardiovasculaire et Métabolique, CHU de Rangueil, TOULOUSE.

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