Complications mécaniques liées aux sondes des dispositifs implantables. Incidence et pronostic

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La stimulation/défibrillation implantable semble avoir atteint une certaine maturité. Pourtant, la vie du patient implanté n’a rien d’un long fleuve tranquille, surtout lorsqu’il s’agit d’un défibrillateur (DAI) : alertes de fiabilité, chocs inappropriés, ruptures de sondes et infections de matériel. La face sombre du DAI peut dans certains cas occulter ses bénéfices pourtant largement démontrés. C’est particulièrement le cas en prévention primaire à une époque où les progrès du traitement médical ont tendance à atténuer ou à retarder les bénéfices du DAI en termes de prévention de la mort subite. La sonde, par sa technologie et son rôle central, reste incontestablement le talon d’Achille du défibrillateur et dans une moindre mesure du pacemaker (PM).

Complications mécaniques précoces

Elles sont d’abord liées à la technique d’implantation. Citons pêle-mêle pneumothorax (fig. 1), hémothorax (fig. 2), tamponnade (fig. 3), déplacement de sonde (fig. 4). Le syndrome de Twiddler (fig. 5) requiert l’intervention (pas toujours consciente) du patient. Ces complications, parfois redoutables, imposent des drainages ou des reprises chirurgicales qui augmentent par ailleurs le risque infectieux. Dans une étude hollandaise portant sur des patients implantés d’un PM et suivis pendant une moyenne de 5,8 ans, l’incidence du pneumothorax est de 2,2 %, les déplacements de sonde surviennent dans 4,9 % des cas et plutôt à court terme et les fractures de sonde sont plus rares (0,5 %) [1].

Le taux de complications augmente avec le nombre de sondes implantées. Dans une population de 3 410 patients canadiens implantés de DAI (suivi médian 34 mois), le risque de réintervention à 1 an est de 10,2 % pour un DAI VR, 11,7 % pour un DR et 15,9 % pour un CRTD. Ces réinterventions sont dues la plupart du temps à une complication de sonde (8,9 % à 1 an), avec pour moitié un dysfonctionnement et pour moitié un déplacement de sonde : 2,9 % pour un VR, 4 % pour un DR et 8 % pour un CRTD [2]. Il est par ailleurs démontré que ces complications précoces impactent la survie à long terme [3].

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À propos des auteurs

Département de Cardiologie, Institut des maladies du cœur et des vaisseaux Louis Mathieu, CHU de NANCY.

Département de Cardiologie, Institut des maladies du cœur et des vaisseaux Louis Mathieu, CHU de NANCY.

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