Revue de presse : Big data pour évaluer le traitement du diabète de type 2. Une étude à plusieurs niveaux de lecture

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C’est à partir d’une base de données massive, pour ne pas dire gigantesque, 246 558 805 dossiers informatisés, qu’une équipe internationale menée par un chercheur de Stanford (États-Unis) a tenté de savoir quel est le traitement de deuxième intention du diabète de type 2 le mieux adapté. Chez des patients recevant déjà de la metformine, les traitements de deuxième intention évalués ont été les sulfamides hypoglycémiants, les inhibiteurs de la DPP-4 (iDDP-4) et les thiazolidinediones ou glitazones. Les critères pris en compte ont été l’atteinte d’une HbA1c inférieure à 7 % (critère primaire) et la survenue d’un infarctus du myocarde (IDM), d’une altération de la fonction rénale ou d’une maladie oculaire (critères secondaires).

Une telle étude justifie au moins trois niveaux de lecture.

Première lecture : les résultats bruts

A partir d’une analyse rétrospective d’une base de données gigantesque, réunie dans 3 pays (États-Unis, France et Corée du sud), de patients dont les dossiers ont été informatisés, les auteurs ont extrait ceux ayant un diabète de type 2, recevant de la metformine en monothérapie, dont l’HbA1c était supérieure à 7 % et recevant dans les 90 jours ayant suivi la première prescription de metformine un des trois traitements évalués.

Ils ont effectué trois comparaisons pour chaque critère évalué : sulfamides contre iDDP-4, sulfamides contre glitazones et iDDP-4 contre glitazones. Pour ces comparaisons, ils ont apparié les patients par un score de propension et effectué de multiples ajustements, ayant conduit par exemple à obtenir 24 777 paires de patients pour comparer les sulfamides et les iDPP-4.

Le résultat global montre qu’il n’y a pas de différence entre les traitements concernant la possibilité d’atteindre une HbA1c inférieure à 7 % lorsqu’ils sont utilisés en deuxième intention après la metformine.

Concernant les critères secondaires seules deux comparaisons ont un résultat significatif et toutes deux en défaveur des sulfamides par rapport aux iDPP-4 : chez les patients ayant reçu un sulfamide plutôt qu’un iDPP-4, il y a une augmentation de l’incidence des IDM (HR : 1,12 ; IC 95 % : 1,02-1,24) et de celle des maladies oculaires (HR : 1,15 ; IC95 % : 1,11-1,19).

On pourrait donc conclure que la probabilité d’obtenir une HbA1c inférieure à 7 % chez des patients n’ayant pas atteint cet objectif sous metformine seule, est la même, que l’on utilise[...]

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À propos de l’auteur

Clinique Villette, Dunkerque.

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