Risque cardiovasculaire associé à l’alcool : match nul à faible dose, mortel dès les doses moyennes

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C’est un immense travail, publié il y a quelques jours dans le Lancet, qui a évalué le pronostic cardiovasculaire chez 599 912 personnes en fonction de leur consommation hebdomadaire d’alcool.
Deux éléments de méthodes sont à retenir en préambule : les résultats obtenus chez les consommateurs d’alcool n’ont pas été comparés à ceux observés chez les personnes ne consommant pas du tout d’alcool et le résultat concerne l’association entre un niveau de consommation d’alcool et le pronostic mais n’établit pas de causalité.

Résultats simples et clairs

Les résultats montrent pour les différents critères analysés et rapportés à la consommation hebdomadaire d’alcool :

  • Une diminution du risque d’infarctus du myocarde (14 539 événements enregistrés) apparaissant dès les faibles consommations, diminution se majorant légèrement avec la quantité d’alcool consommée mais restant ensuite en plateau (fig. 1).

 

 

  • Une augmentation du risque d’accident vasculaire cérébral (12 090 événements enregistrés) apparaissant dès les faibles consommations, augmentation se majorant ensuite graduellement et proportionnellement avec la quantité d’alcool consommée sans plateau (fig. 2). Il a pu être calculé que le risque d’AVC augmente de 14 % (IC95 % : 10-17 %) chaque fois que la consommation hebdomadaire d’alcool augmente de 100 grammes.

 

 

  • Une augmentation du risque d’insuffisance cardiaque (2 711 événements enregistrés) n’apparaissant qu’au-delà d’une consommation moyenne et se majorant graduellement ensuite et proportionnellement à l’importance de la consommation alcoolisée.
  • Une augmentation de décès (40 310 événements enregistrés) n’apparaissant qu’au-delà d’une consommation moyenne et se majorant graduellement ensuite et proportionnellement à l’importance de la consommation alcoolisée (fig. 3).

 

 

Les patients ont raison et tort à la fois…

Si l’on synthétise de façon pratique ces résultats : oui, les patients qui disent « je bois un peu d’alcool pour réduire mon risque d’infarctus du myocarde » ont finalement raison de le dire, mais ils ont tort en croyant[...]

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À propos de l’auteur

Clinique Villette, Dunkerque.

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