Revue de presse : L’effet pléïotrope des statines en 2017 : la fin ?

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L’information

En montrant que la diminution du risque d’événements cardiovasculaires (CV) majeurs obtenus avec les anti-PCSK9 est du même ordre de grandeur que celle obtenue avec les statines, une analyse conjointe des essais FOURIER et SPIRE et d’une méta-analyse effectuée à partir des essais évaluant des statines rend compte que le bénéfice clinique obtenu est directement proportionnel à la baisse du LDL.

Le cas isolé des statines jusqu’en 2015

Pendant plusieurs années, il a été postulé que l’effet CV bénéfique des statines pouvait leur être spécifique, c’est-à-dire qu’il serait lié à un effet propre de ces molécules et non à leur effet de diminution du LDL-cholestérol. En d’autres termes, le bénéfice des statines relèverait d’un effet pléïtrope. Pourquoi ? Parce que seules les statines permettaient d’obtenir un bénéfice clinique dans les essais où elles avaient été évaluées, ce qui ne fut pas le cas des fibrates ou, plus près de nous, de l’acide nicotinique.

Et si l’analyse couplée de l’ensemble des études conduites avec les statines montrait que le bénéfice obtenu était proportionnel à la baisse du LDL-cholestérol obtenu avec ces molécules, élément allant à l’encontre d’un effet pléïotrope, il pouvait être objecté que la baisse du LDL-cholestérol obtenue était d’autant plus importante que la statine utilisée et/ou sa dose était élevée. Et donc, que l’effet de baisse du LDL n’était que le marqueur de la puissance d’effet de la statine et non le vecteur de l’effet clinique.

En 2015, l’essai IMPROVE-IT évaluant l’ézétimibe contre placebo montra que le bénéfice clinique obtenu, quoique faible en ampleur, était proportionnel à la baisse obtenue du LDL-cholestérol : le bénéfice était conforme à ce que l’on aurait obtenu si l’on avait utilisé une statine en place de l’ézétimibe.

En 2016, cependant, une étude dénommée ACCELERATE sema de nouveau le trouble, en montrant qu’un inhibiteur de la CETP, l’évacetrapib, permettait une diminution de 37 % du LDL mais n’apportait pas de bénéfice clinique au terme de 26 mois de suivi. Les résultats de cette étude ont été présentés[...]

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À propos de l’auteur

Clinique Villette, Dunkerque.

Un commentaire

  1. Terminologiquement, c’est un effet indirect des statines dont il est question ici, qui semble contredit.
    Il semble en effet que c’est bien l’action directe sur les LDL qui explique l’effet antiathérogène.
    En revanche l’action pléiotrope de ces molécules reste indubitable – et mystérieuse. C’est elle qui explique des effets multiples et variés, justement sans rapport avec le bénéfice antiathérogène.

    Pierre Rimbaud

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