Dégénérescence de prothèse biologique

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Les prothèses biologiques constituent le principal substitut valvulaire implanté en France actuellement. Les prothèses biologiques sont issues de trois espèces animales (porcine, bovine, et équine) et sont constituées à partir de valves natives (valves porcines) ou de tissu péricardique (valves bovines et équines). Environ 7 000 prothèses biologiques ont été implantées en France en 2010, se répartissant comme suit : 30 % de valves d’origine porcine et 70 % de valves d’origine bovine, les valves d’origine équine étant très minoritaires [1]. Cette proportion a cependant évolué depuis 2010 avec une augmentation de la part des valves péricardiques d’origine bovine. Les prothèses biologiques sont également stratifiées en fonction de la voie d’implantation, chirurgicale conventionnelle ou percutanée/transapicale.

Enfin, à côté des prothèses biologiques d’origine animale, on recense un petit nombre d’implantations d’homogreffes aortiques et d’homogreffes/autogreffes dans le cadre de l’intervention de Ross.

La dégénérescence structurelle, définie par l’altération non infectieuse des feuillets valvulaires, est le principal risque inhérent aux substituts biologiques valvulaires. Cette définition exclut normalement les fuites périprothétiques, les pannus et thrombus. La dégénérescence survient en général au bout de 5 à 15 ans en fonction du type de substitut, du site d’implantation et de l’âge du patient. Les mécanismes physiopathologiques de la dégénérescence ne sont pas totalement élucidés. La dégénérescence devient un véritable enjeu de santé publique du fait du vieillissement de la population. De nouvelles stratégies thérapeutiques, basées sur le remplacement valvulaire percutané (valve-in-valve), se développent et ouvrent de nouvelles solutions aux patients les plus âgés ou présentant des comorbidités importantes. Parallèlement, de nouveaux processus de fabrication des prothèses biologiques sont développés afin de prolonger leur durabilité.

Physiopathologie

La physiopathologie de la dégénérescence structurelle valvulaire reste incomplètement connue. Plusieurs[...]

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À propos de l’auteur

Service de Cardiologie, CHU de NANTES.

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