Conduite à tenir devant un AVC ischémique cryptogénique

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Un mécanisme ischémique est impliqué dans environ 85 % des accidents vasculaires cérébraux (AVC, 105 310 patients en 2012 en France) [1] et, bien sûr, la totalité des accidents ischémiques transitoires (AIT, 19 597 patients en 2012) [1]. Les AVC ischémiques (AVCI) sont secondaires, par ordre de fréquence, à un phénomène cardio-embolique, une microangiopathie ou maladie des petites artères (fig. 1), une athérosclérose ou maladie des grosses artères (fig. 2), une dissection artérielle cervicale, surtout chez le sujet jeune, et des causes plus rares et de nature très variable (syndrome de vasoconstriction cérébrale réversible [SVCR], vascularite auto-immune ou infectieuse du système nerveux central, coagulation intravasculaire disséminée [CIVD], etc.) [2].

De nombreux AVC restent cependant sans diagnostic étiologique déterminé et sont dits cryptogéniques. La prévalence des AVC cryptogéniques est classiquement estimée entre 25 et 30 % des cas [2] selon les études se référant aux classifications étiologiques historiques d’Oxford (1991) et surtout TOAST (Trial of Org 10172 in Acute Stroke Treatment, 1993). Néanmoins, l’évolution des connaissances physiopathologiques et des techniques et méthodes de diagnostic au cours des deux dernières décennies a permis de réduire significativement la part des AVC restant de cause indéterminée. Ces éléments sont intégrés dans les classifications plus récentes, comme la Causative Classification of Stroke system (CCS, 2010) et la classification ASCOD (Atherosclerosis, Small vessel disease, Cardiac pathology, Others causes and Dissection, 2013).

Au sein des AVC cryptogéniques, un grand nombre demeure fortement suspect d’être de cause cardio-embolique et le concept d’ESUS (Embolic Stroke[...]

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À propos de l’auteur

Département de Neurologie, Pôle neurosciences, UF Soins intensifs neurovasculaires, Hôpital Pierre-Paul Riquet, TOULOUSE.

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