Incidence, facteurs prédictifs et impact des stents de dernière génération

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Incidence

L’incidence des thromboses de stent se conçoit selon le délai d’apparition et le type de stent implanté. Un panel important de stents nus ou actifs est à disposition du cardiologue interventionnel, variant selon leur plateforme, l’épaisseur de leur maille, le type de polymère, son épaisseur et son caractère durable, ainsi que la drogue libérée (fig. 1).

Dans les années 1990, marquant le début de l’implantation des stents coronaires, le phénomène de thrombose de stent a rapidement été mis en évidence en raison de sa gravité clinique. L’introduction d’une double antiagrégation plaquettaire a conduit à une baisse très significative des taux de thromboses de stent (25 % à 6 mois sous anticoagulants dans les premières séries en 1991) [1]. L’introduction des stents actifs de 1re génération a considérablement réduit le taux de resténoses intrastent en comparaison avec les stents nus, par l’intermédiaire de la délivrance de sirolimus et de paclitaxel au contact de l’endothélium [2].

Néanmoins, les cliniciens ont été rapidement alertés par un taux plus élevé de thromboses de stent (tardives et très tardives) associé à l’usage de ces stents actifs de 1re génération. Le mécanisme physiopathologique impliqué est lié à un retard d’endothélialisation et à une réaction d’hypersensibilité aux polymères engendrant une inflammation locale chronique. Cela a conduit à prolonger la durée de bi-antiagrégation plaquettaire. Une durée de 1 an est recommandée par la Société Européenne de Cardiologie en cas d’implantation de stent actif de
1re génération [3].

Les stents actifs de 2e génération ont alors émergé. Ils sont caractérisés par de nouvelles drogues antiprolifératives (zotarolimus[...]

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À propos de l’auteur

CHU de la Timone, MARSEILLE. Bristol Heart Institute, ROYAUME-UNI.

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