Les différents angles d’attaque thérapeutique du diabète de type 2

0

Les dernières années ont été caractérisées par des avancées dans la compréhension de la physio-pathologie du diabète de type 2 et l’arrivée de nouvelles classes thérapeutiques. L’arsenal thérapeutique dont nous disposons pour traiter le patient diabétique de type 2 nous invite à une prise en charge réfléchie où le choix d’un traitement ou d’une association thérapeutique se fera sur le profil du patient et les composants majeurs de la physiopathologie de son diabète de type 2.

Les deux piliers de la physiopathologie du diabète de type 2 sont l’insulino-résistance et le déficit sécrétoire en insuline. L’insulinorésistance est un élément majeur apparaissant précocement dans le développement du diabète de type 2, dont l’image clinique est la surcharge pondérale androïde (augmentation du périmètre abdominal). Le développement de l’insulinorésistance est favorisé par une activité physique réduite et/ou une alimentation hypercalorique sur un terrain génétiquement prédisposé. Dans un premier temps, cet état d’insulinorésistance se traduit biologiquement par une augmentation de sécrétion de l’insuline permettant de maintenir un niveau glycémique normal. Au fil du temps, après plusieurs années, les cellules bêta-pancréatiques vont présenter des signes “de faiblesse”, avec une diminution de la production relative d’insuline qui se traduit dans un premier temps par une perte du pic précoce de sécrétion d’insuline- en période postprandiale et, plus tardivement, par une diminution globale de la sécrétion d’insuline. Il existe donc en théorie, chez le patient diabétique de type 2, deux cibles thérapeutiques : l’insulino-résistance et le déficit sécrétoire en insuline de la cellule- bêta.

Traitements de l’insulinorésistance

La réduction pondérale au moyen d’un régime hypocalorique et d’une augmentation de l’activité physique permet sensiblement de réduire l’insulino-résistance et d’améliorer la glycémie des patients diabétiques de type 2. Des travaux récents indiquent que la mise transitoire des patients diabétiques de type 2 sous régime à très basses calories permet d’améliorer rapidement la sensibilité à l’insuline et de réduire l’hyperglycémie de façon extrêmement prompte et efficace [1].

L’activité physique améliore significativement la sensibilité à l’insuline même pour des[...]

Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.

Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS

Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales

S'inscrire
Partagez.

À propos de l’auteur

Service d’Endocrinologie, Diabétologie et Maladies Métaboliques, CHU, DIJON.

Laisser un commentaire