Trois pontages ou un enterrement…

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Certains diront “on le savait”, d’autres “on le subodorait”. Une partie des médecins sera néanmoins étonnée car, depuis la mise à disposition des stents actifs et l’arrivée de nouveaux antiagrégants plaquettaires, l’idée que l’angioplastie coronaire faisait jeu égal avec la chirurgie de pontage coronaire chez les patients diabétiques coronariens s’était progressivement répandue. Avant l’étude FREEDOM, les éléments ayant fait envisager que la chirurgie de pontage coronaire pouvait être supérieure à l’angioplastie coronaire pour améliorer le pronostic des patients diabétiques coronariens reposaient sur des données dont le niveau de preuve n’était pas élevé, notamment sur des analyses en sous-groupes, des études anciennes et des essais thérapeutiques manquant de puissance.

Il n’y a plus de doute

Avec l’étude FREEDOM, il n’y a plus de doute : si l’on décide de revasculariser un patient diabétique ayant des sténoses coronaires significatives sur au moins deux artères coronaires, il faut proposer une chirurgie de pontage plutôt que des angioplasties coronaires. C’est dans l’intérêt du patient car il vivra plus longtemps et cela sans infarctus du myocarde (IDM).

En effet, l’étude FREEDOM a démontré que, chez des patients diabétiques ayant une maladie coronaire touchant au moins deux artères coronaires, proposer une chirurgie de pontage plutôt que des angioplasties coronaires avec des stents actifs permet de diminuer significativement à 5 ans le risque de décès, d’IDM et d’AVC. A 5 ans, l’incidence de ces événements a été de 26,6 % chez les patients traités par angioplastie et de seulement 18,7 % chez les patients traités par pontages. La différence absolue du risque est donc de 7,93 %, c’est-à-dire qu’il faut traiter seulement 12 patients par pontages plutôt que par angioplastie pour améliorer globalement le pronostic du patient.

  • Vivre plus longtemps

L’analyse des résultats de l’étude FREEDOM montre que ce bénéfice est dû à deux éléments dont l’un est majeur : il y a une réduction significative du risque de décès toute cause avec les pontages par rapport à l’angioplastie. L’incidence des décès à 5 ans a été de 16,3 % dans le groupe traité par angioplastie et de 10,9 % dans celui traité par pontages. La diminution absolue du risque est donc de 5,4 %, c’est-à-dire qu’il faut traiter seulement 18 patients par pontage plutôt que par angioplastie coronaire[...]

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À propos de l’auteur

Clinique Villette, Dunkerque.