Evaluation de l’ischémie myocardique : quelles sont les bonnes indications de l’IRM de stress ?

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La détection de l’ischémie myocardique est cruciale dans la prise en charge des patients coronariens ou ayant une insuffisance coronaire suspectée. Au-delà de l’étude anatomique, cette approche a l’avantage de préciser le retentissement fonctionnel des sténoses coronaires. Par la détection d’une ischémie myocardique, son extension, elle permet de mieux stratifier le pronostic et les indications de revascularisation.

L’IRM de stress, non irradiante et sans danger, permet de préciser la localisation et l’extension d’une ischémie myocardique, tout en procurant des informations complémentaires nombreuses (anatomie cardiaque, fonction VG/VD, viabilité myocardique).

Deux grandes modalités d’IRM de stress sont disponibles :

– l’imagerie de perfusion au cours d’un stress sous adénosine ou dipyridamole,

– l’IRM en mode ciné sous dobutamine.

Protocoles d’IRM de stress

1. IRM de perfusion

L’imagerie dynamique de perfusion permet l’étude du passage transmyocardique d’un agent de contraste (gadolinium) immédiatement après son injection (0,1 mmol/kg IV ; 4-5 cm3/s). La distribution tissulaire du gadolinium est proportionnelle à la perfusion myocardique. Le stress est obtenu par une injection lente de dipyridamole (0,56–0,84 mg/kg), l’imagerie de perfusion étant acquise après l’injection. Il peut également être obtenu par une injection à débit constant de 140 µg/kg/mn d’adénosine, l’imagerie étant acquise pendant l’injection. Les principaux effets secondaires de ces drogues sont transitoires. Leurs contre-indications comprennent les BAV de haut degré, l’asthme, un AVC récent < 1 mois, et la présence de sténoses carotidiennes serrées bilatérales.

La présence d’un hyposignal au sein d’un ou plusieurs segments myocardiques témoigne d’une hypoperfusion relative par rapport aux territoires sains (fig. 1). L’imagerie permet[...]

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À propos de l’auteur

Institut Cardiovasculaire Paris Sud Service d’Imagerie Cardiovasculaire par Résonance Magnétique et Scanner Hôpital Privé Jacques Cartier, MASSY.

2 commentaires

  1. Très heureux pour ce progrès!
    Désormais, le problème de diagnostic différenciel MYOCARDITE et SCA est pratiquement résolu.
    J’aurais aimé savoir quelles sont les précautions particulières qui sont prises chez un patient porteur de PM

  2. Chez un patien tporteur de PM.

    Tout type de PM peut passer dans l’IRM.
    Il faut que l’indication de l’examen soit indiscutable.
    Il faut que le patient ait vu un rythmologue avant l’examen pour attester de sa non dependance au PM.
    Le rythmologue règle juste avant l’examen le pace maker en position éteinte ou adpatée selon les PM (« SureScan »).
    L’examen dure 30 mn.
    Le rythmologue règle à nouveu le PM à la sortie de la salle.

    J. Garot

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