Hypertension artérielle rénovasculaire : faut-il continuer à la dépister et pourquoi ?

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L’HTA rénovasculaire (HTARV) vient en deuxième rang parmi les hypertensions artérielles (HTA) secondaires, après les néphropathies parenchymateuses. Elle représente la cause la plus fréquente d’HTA secondaire potentiellement curable de l’adulte. Sa prévalence est de l’ordre de 2 % parmi les hypertendus explorés en centres spécialisés [1].

L’HTARV est la conséquence d’une ou de plusieurs sténoses de 60 % ou plus [2] sur une ou plusieurs artères rénales induisant l’ischémie du rein d’aval. Le diagnostic certain est rétrospectif : l’HTA doit être réversible complètement ou partiellement après revascularisation.

La sténose de l’artère rénale (SAR) est, dans sa forme athéroscléreuse, la principale cause d’HTARV. Elle est le témoin d’une maladie athéromateuse diffuse associée à une morbi-mortalité cardiovasculaire accrue [3]. La revascularisation par angioplastie stenting est la stratégie thérapeutique de première intention chez les patients ayant une SAR bilatérale ou sur rein unique, afin de préserver la fonction rénale [4]. Cette attitude thérapeutique reste cependant discutée en cas de SAR unilatérale, sauf pour des profils bien définis de patients pour lesquels la revascularisation pourrait être bénéfique.

La dysplasie fibromusculaire est la deux-ième principale cause de sténose de l’artère rénale. Le bénéfice d’une revascularisation sur le plan tensionnel est plus important chez ces patients n’ayant le plus souvent pas d’insuffisance rénale[...]

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À propos de l’auteur

Unité Hypertension Artérielle, Prévention et Thérapeutique Cardiovasculaire, Centre de Diagnostic et de Thérapeutique, Hôtel-Dieu, PARIS.

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