Auteur Chantepie A.

Pôle Médico-Chirurgical de Pédiatrie, Hôpital Clocheville CHU et Université François Rabelais, TOURS.

Autres
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Délivrer un certificat d’inaptitude ou de non contre-indication au sport chez l’enfant est un acte médical régi par des textes de lois précis. L’un des buts de l’examen du médecin est de s’assurer que la pratique du sport ne représente pas un danger vital pour l’enfant. Il importe d’insister sur la recherche de pathologie cardiaque dans la famille car certaines pathologies cardiovasculaires sont des maladies génétiques héréditaires.
Chez l’enfant, un avis cardiologique avant la signature du certificat de non contre-indication au sport est rarement nécessaire. Il est indiqué uniquement si la consultation médicale met en évidence un risque potentiel de pathologie cardiaque d’après les antécédents familiaux ou personnels de l’enfant, ou en cas de découverte d’anomalies suspectes à l’examen clinique. La pratique systématique d’un ECG après l’âge de 12 ans, attitude désormais recommandée chez les sportifs faisant des compétitions, devrait réduire le nombre de morts subites liées à des pathologies cardiaques méconnues, notamment la myocardiopathie hypertrophique.

Pédiatrie
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La découverte d’un souffle cardiaque chez le nourrisson est une situation fréquente. En théorie, la conduite à tenir est simple: s’il s’agit d’un souffle organique, il faut demander l’avis d’un cardiopédiatre; si le souffle est fonctionnel, cet avis est inutile. En pratique, le problème est donc de distinguer cliniquement un souffle fonctionnel d’un souffle organique. Comme les souffles fonctionnels sont fréquents, les pédiatres ont l’expérience de ce type de situation, ce qui doit conduire à une demande d’avis cardiologique limitée aux suspicions de cardiopathie.

Pédiatrie
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Le cardiopédiatre a un rôle essentiel pour rechercher à l’aide de l’échocardiographie un critère majeur et pathognomonique de la maladie de Kawasaki dont la principale complication est la vascularite des artères coronaires : un diamètre anormalement large des artères coronaires proximales (coronaire droite et interventriculaire antérieure) rapporté aux tables de références établies en fonction de la surface corporelle de l’enfant. L’American Heart Association a intégré en 2004 ce nouveau critère dans l’algorithme de décision thérapeutique de la MK. Il existe également d’autres anomalies cardiaques qui constituent des critères nouveaux très utiles en cas d’incertitude diagnostique. Le critère cardiaque permet ainsi un diagnostic plus facile et plus rapide des formes incomplètes ou atypiques de la maladie, formes particulièrement fréquentes chez le petit nourrisson. Le rôle du cardiopédiatre est aussi d’évaluer la gravité et le pronostic des atteintes cardiovasculaires et de conseiller les équipes pédiatriques sur l’indication et les modalités d’un traitement anticoagulant éventuel. Enfin, le cardiopédiatre assure le suivi au long cours des patients atteints d’anévrysmes coronaires dans l’optique d’évaluer le risque ischémique et de prévenir les complications tardives.