Encore un élément en faveur de l’arrêt précoce de l’aspirine après angioplastie coronaire

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Chez les patients traités par angioplastie coronaire avec stent, une stratégie d’arrêt précoce de l’aspirine en laissant seulement une thiénopyridine, par rapport à son maintien associé à une thiénopyridine, n’est pas associée à une modification du risque de décès ou d’événements ischémiques majeurs mais est associée à un moindre risque d’hémorragies majeures.

C’est la conclusion principale d’une méta-analyse de 7 essais thérapeutiques contrôlés (AUGUSTUS partie PCI, WOEST, GLOBAL LEADERS, SMART-CHOICE, STOPDAPT-2, TICO et TWILIGHT) publiée début 2021 dans le Journal of American Heart Association.

Après une angioplastie coronaire avec stent, il est recommandé de proposer une double antiagrégation plaquettaire (DAPT) comprenant de l’aspirine et une thiénopyridine pendant une durée dépendant du type de stent utilisé et de la situation clinique (maladie coronaire stable ou non). Plusieurs essais thérapeutiques récents ont évalué l’effet de l’arrêt précoce de l’aspirine dans cette situation, ne laissant que la thiénopyridine, par rapport au maintien de la DAPT. Dans ces essais, les délais d’arrêt de l’aspirine étaient variables, pouvant aller d’un arrêt dès la sortie de l’hôpital ou jusqu’à 1 ou 3 mois après, de même que ceux de la thiénopyridine associée ou restante. Mais ce furent principalement le clopidogrel et le ticagrélor qui ont été évalués. Dans deux de ces essais (AUGUSTUS et WOEST), les patients recevaient en sus un anticoagulant oral.

Nécessité d’une méta-analyse

Pris individuellement, ces essais ont montré de façon concordante un moindre risque hémorragique chez les patients chez lesquels l’aspirine avait été arrêtée, mais ils manquaient de puissance pour garantir que cet arrêt n’était pas associé à une augmentation du risque d’événements ischémiques. De plus, le moindre risque hémorragique comprenait parfois une association d’événements hémorragiques mineurs et majeurs. En effectuant une méta-analyse de ces essais, des chercheurs allemands ont pu regrouper les données de 36 206 patients ayant eu une angioplastie coronaire (18 088 assignés à un arrêt de l’aspirine et 18 118 assignés à continuer une DAPT).
En moyenne à l’inclusion dans les essais, les patients étaient âgés de 65,1 ans et avaient dans 50 % des cas un syndrome coronaire aigu. Le suivi moyen a été de 12 mois.
Les résultats principaux ne montrent pas de différence significative entre le groupe ayant arrêté précocement l’aspirine et le groupe l’ayant[...]

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À propos de l’auteur

Clinique Villette, Dunkerque.