Dépistage vasculaire ciblé chez le patient diabétique asymptomatique : rationnel et conséquences cliniques

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Les complications macrovasculaires, et au premier chef l’athérosclérose, représentent la principale cause de morbi-mortalité chez les patients diabétiques. Comparés aux non-diabétiques, les patients diabétiques, notamment les femmes, sont plus à risque de développer une maladie athéromateuse, et ce à un plus jeune âge.

Malgré une diminution des maladies cardiovasculaires ces dernières années, le risque d’événements chez le patient diabétique reste toujours deux fois supérieur comparé au sujet non diabétique [1] et la présence d’une atteinte vasculaire signe un pronostic plus péjoratif que pour les sujets non diabétiques. De surcroît, la prévalence des maladies cardiovasculaires (CV) asymptomatiques est plus importante et une forte proportion de décès survient chez des sujets sans signes ou symptômes précurseurs. Ces données tendent à favoriser la réalisation de nombreux examens complémentaires pour rechercher systématiquement des atteintes vasculaires associées.
L’artériopathie oblitérante des membres inférieurs (AOMI) est l’atteinte vasculaire périphérique la plus importante chez le diabétique. La part attribuable au diabète dans la survenue de l’AOMI dans la population est de 14 % et le risque relatif peut atteindre 4 [2]. Ce risque augmente avec la durée du diabète. En présence d’une AOMI, le pronostic des patients diabétiques est plus défavorable que celui des patients non diabétiques, avec un risque 5 fois plus élevé d’amputation. Ce risque est probablement en relation avec une localisation plus distale des lésions (territoires artériels infra-poplités et vaisseaux de petit calibre) [3], moins accessibles à une revascularisation efficace, la coexistence d’atteintes microvasculaires et d’une neuropathie, et un risque accru d’infection en cas de lésions cutanées [4].

Comparée à l’AOMI, l’atteinte carotidienne sévère est plus rare chez les diabétiques. Dans une série française, plus de 68 % des patients avec un diabète de type 2 présentaient des plaques
carotidiennes, mais moins de 5 % avaient une sténose > 60 %, avec encore moins d’entre eux nécessitant un geste de revascularisation prophylactique [5].[...]

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À propos de l’auteur

Service de Cardiologie, CHU, Limoges.