Maladie thromboembolique veineuse : prévention au long terme des récidives

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La prise en charge de la maladie thromboembolique veineuse (MTEV) justifie l’introduction en urgence d’un traitement anticoagulant pour une durée minimum de 3 mois. L’objectif de ce traitement est de limiter l’extension du thrombus et de prévenir les récidives d’événements thromboemboliques veineux [1, 2]. Un certain nombre de situations cliniques sont aujourd’hui identifiées, qui sont associées à un risque accru de récidive au long cours et justifient que soit discutée la prolongation du traitement anticoagulant au-delà de 6 mois. Des avancées ont été accomplies ces dernières années concernant l’identification des patients candidats à un traitement prolongé.

Durée du traitement anticoagulant et risque de récidive : ce que l’on sait

Il est établi que la durée minimale de traitement anticoagulant pour une MTEV provoquée ou non (embolie pulmonaire ou thrombose veineuse profonde proximale symptomatique) ne peut être inférieure à 3 mois [3-5]. Le risque de récidive thromboembolique est en effet 2 fois plus élevé lorsque le traitement anticoagulant se limite à une durée de 4 à 6 semaines comparée à 3 ou 6 mois. Le fait de prolonger le traitement de 3 à 6 mois n’apporte pas de bénéfice évident en termes de risque de récidive chez les patients suivis 2 ans après l’arrêt définitif du traitement anticoagulant [6].

La prolongation du traitement anticoagulant pour une période limitée au-delà de 6 mois a fait l’objet d’un certain nombre d’essais randomisés chez des patients avec MTEV non provoquée [7-9]. Les études WOODIT-DVT et WOODIT-PE ont comparé 3 mois à 12 mois de traitement anticoagulant[...]

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À propos de l’auteur

Pôle Cœur-Poumon, CHU Jean Minjoz, BESANÇON.