Mécanismes moléculaires impliqués dans la régulation du métabolisme cardiaque

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Le cœur, une pompe “presque” infatigable

Comparé à d’autres organes du corps humain tels que le cerveau, le cœur est un organe à la fonction peu complexe. Il peut être comparé à une simple pompe musculaire permettant la circulation du sang vers les poumons afin d’y être oxygéné, puis vers tous les organes du corps afin d’y distribuer, entre autres, l’oxygène et les nutriments nécessaires à leur bon fonctionnement tout en les nettoyant de leurs déchets potentiels (CO2, etc.).

Si sa fonction peut paraître quelque peu rudimentaire, le cœur n’est pas pour autant un muscle comme les autres et peut être considéré comme un organe exceptionnel à différents points de vue. Il détient notamment plusieurs records qui méritent d’être rappelés. En effet, le cœur est le seul muscle qui fonctionne en continu tout au long de notre vie. Le cœur humain a une fréquence cardiaque moyenne de 75 battements par minute. Il effectue ainsi plus de 100 000 battements par jour, ce qui fait approximativement 40 millions de pulsations chaque année. Avec l’allongement important de l’espérance de vie atteint par notre civilisation actuelle, le cœur humain bat près de 3 milliards de fois au cours de notre existence. Il fournit le travail le plus élevé en comparaison aux autres mammifères, dont le cœur bat entre ½ à 1 milliard de fois maximum au cours de leur vie [1].

À chaque battement, l’équivalent d’une petite tasse à café (80 mL) est déplacé par le cœur humain. Si ce volume paraît modeste à première vue, la perpétuité de la fonction cardiaque permet d’atteindre des volumes plus conséquents au bout d’une minute (6 litres, 80 x 75 battements) et d’une heure (360 litres) pour aboutir au nombre vertigineux de plus de 8 500 litres au bout de la journée. Autrement dit, le cœur humain est un muscle qui déplace quotidiennement plus de 8 tonnes de sang. Il va de soi que ce travail incessant nécessite une grande quantité d’énergie. Le cœur puise cette énergie dans une molécule appelée adénosine triphosphate ou ATP. Pour assurer son fonctionnement, les besoins quotidiens du cœur humain en ATP se situent entre 5 et 6 kg, c’est-à-dire 20 fois son poids, ce qui en fait l’organe le plus énergivore du corps, toutes proportions gardées [2].

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À propos de l’auteur

Université catholique de Louvain, Institut de Recherche expérimentale et clinique, Pôle de Recherche cardiovasculaire, BRUXELLES.

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