Fonction systolique dans le rétrécissement valvulaire mitral

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L’étude de la fonction sytolique ventriculaire gauche dans le contexte des valvulopathies est cruciale. Les recommandations actuelles préconisent d’intervenir en cas de valvulopathie sévère responsable de symptômes et/ou d’atteinte de la fonction du ventricule gauche (VG), sauf pour le rétrécissement mitral (RM), devenu rare en Occident [1] et réputé être “à VG protégé”, pour lequel on recherche surtout le retentissement d’amont [2,3]. Or, depuis les années soixante-dix, on sait qu’il existe une dysfonction VG dans le RM alors même que la fraction d’éjection (FE) peut être normale [4].

Les nouvelles techniques d’imagerie, et en particulier l’étude des déformations par 2D strain, permettent une approche fine de la fonction myocardique globale et régionale et peuvent détecter une dysfonction VG infraclinique.

Il faudra encore attendre les résultats de nouvelles études à grande échelle pour savoir s’il faut intégrer l’étude de la fonction VG par strain dans l’algorithme thérapeutique du RM.

Quelques rappels

Le RM réalise un barrage diastolique au flux sanguin auriculoventriculaire gauche dont les répercussions se propagent en amont (élévation de la pression de l’oreillette gauche, hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) postcapillaire, “pneumopathie mitrale”, puis insuffisance cardiaque droite). Ce retentissement explique de prime abord que la fraction d’éjection ventriculaire gauche (FEVG) ne figure pas dans les algorithmes de prise en charge. En effet, les recommandations européennes et américaines préconisent d’intervenir en cas de RM serré symptomatique, ou asymptomatique avec arythmie complète par fibrillation auriculaire (ACFA) ou HTAP de repos [2, 3].

L’échographie transthoracique (ETT) est donc suffisante en pratique pour faire le diagnostic du RM, préciser s’il est serré et établir si l’anatomie est compatible avec une dilatation mitrale percutanée (DMP). Si on se doit de reporter le retentissement d’amont sur un compte rendu échographique de RM “sans oublier la valve tricuspide”, on ne s’attarde pas sur l’étude de la fonction VG car, classiquement,  il s’agit d’une valvulopathie à “ventricule gauche protégé”.

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À propos de l’auteur

CHU Ibn Sina, RABAT (Maroc)

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