Sténoses carotides asymptomatiques

0

Les sténoses carotides athéroscléreuses sont responsables d’environ 10 % des infarctus cérébraux et des accidents ischémiques transitoires (AIT). Environ 3 % des hommes et 2 % des femmes ont une sténose carotide de plus de 50 %. Après 80 ans, la prévalence est d’environ 10 % chez les hommes et 6 % chez les femmes [1]. Compte tenu du vieillissement de la population et d’un accès facilité à l’imagerie vasculaire, un nombre croissant de sténoses carotides asymptomatiques sont identifiées.

L’endartériectomie carotide est le traitement de référence des sténoses carotides serrées. Associée à un traitement médical, elle diminue le risque à long terme d’infarctus cérébral ipsilatéral, mais au prix d’un risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) et de décès liés à l’intervention. Les progrès de la prévention des maladies vasculaires ont remis à l’ordre du jour le débat autour du bénéfice de cette chirurgie chez les patients ayant une sténose carotide asymptomatique.

Essais contrôlés randomisés comparant la chirurgie carotide au traitement médical

Deux essais randomisés [2-4] conduits dans les années 90 ont montré que, comparativement au traitement médical seul, la chirurgie carotide réduisait d’environ 50 % le risque d’infarctus cérébral ipsilatéral chez les patients ayant une sténose carotide asymptomatique ≥ 60 % (tableau I). Cependant, ces études n’ont pas permis d’obtenir un consensus sur l’utilité de cette chirurgie, comme en témoigne la proportion très variable d’un pays à l’autre[...]

Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.

Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS

Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales

S'inscrire
Partagez.

À propos de l’auteur

Service de Neurologie et Unité Neurovasculaire, Hôpital Sainte-Anne, Inserm 894,
Université Paris Descartes, PARIS.

Les commentaires sont fermés