Editorial : 300 numéros de Réalités Cardiologiques. Tous en prise avec l’évolution d’une discipline

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Si la situation de la presse médicale a évolué, la pratique médicale et cardiologique a aussi été marquée par de nombreuses évolutions et les 300 numéros de Réalités Cardiologiques sont là pour en témoigner, notamment sur le plan des connaissances médicales.

Dans ce préambule au numéro 300 consacré aux recommandations de pratique et permettant d’aborder une certaine réalité médicale, nous souhaitons souligner une autre évolution de la médecine, qui touche davantage la pratique que la connaissance : l’évolution de la relation médecin-patient.

Évolution de la relation médecin-patient

Que le médecin le ressente ou non, qu’il le regrette ou non, qu’il l’accepte ou non, il est indéniable que la relation entre le médecin et le patient n’a cessé d’évoluer au cours des dernières décennies. Il est ainsi possible de distinguer des phases successives mais non indépendantes, chacune ayant laissé son empreinte et donné lieu à des modifications des comportements et/ou réglementations.

Schématiquement, quatre grandes périodes peuvent être identifiées avec le passage d’une relation où le médecin était tout-puissant à un nouveau type de relation, promu par la loi : la relation de décision partagée.

>>> Les années 1950-1970 ont été caractérisées par l’explosion de l’efficacité thérapeutique, ou supposée telle, avec de nouveaux traitements et de nouvelles techniques. En cardiologie, ce sont ces années qui voient, entre autres, la mise à disposition des premiers bêtabloquants (1966), la première tentative de traitement de l’insuffisance aortique par une valve à bille dans l’aorte thoracique ascendante (1954), le premier remplacement valvulaire mitral (1960), la première coronarographie sélective (1958), les premiers pontages coronaires (1964), la première transplantation cardiaque (1967) et la première angioplastie coronaire (1977). Le corollaire en était que le pouvoir médical était fondé et légitimé sur et par ses succès.

>>> Les années 1980-1990 ont, elles, été marquées par le désir de protection et d’épanouissement de l’individu. Le corollaire en a été le développement de comités d’éthique (le Comité consultatif national d’éthique a été créé en février 1983), la promulgation de la loi Huriet (en décembre 1988), la mise en avant de la notion d’utilité et la prise en compte des critères[...]

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À propos de l’auteur

Clinique Villette, Dunkerque.

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