Œdème maculaire du diabétique : laser vert ou jaune ?

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Les auteurs discutent ici le rôle de la longueur d’onde. Les lasers Argon bleus et bleu-vert ont été progressivement abandonnés en raison du risque d’absorption par le pigment maculaire xanthophyle (420 à 500 nm) et aussi en raison de la mise à disposition facile depuis les années 1990 des lasers verts (495 à 570 nm) ou jaunes (570 à 590 nm). Ces deux longueurs d’onde sont bien absorbées par la mélanine et par l’hémoglobine, ce qui permet une absorption au niveau de l’épithélium pigmentaire et des structures vasculaires. En théorie, le jaune présente moins d’interaction que le vert avec le cristallin et pénètre de façon un peu plus profonde vers les structures qui sont visées. Pourtant, cet avantage théorique n’a pas été validé par des études cliniques.

Les auteurs ont réalisé ici une méta-analyse à partir des données de deux études randomisées multicentriques de la DRCRnet pour évaluer le rôle de la longueur d’onde (vert ou jaune) dans l’efficacité du traitement focal par laser de l’œdème maculaire du diabétique. L’étude LRT-DME comparait, d’une part, le ranibizumab associé aux photocoagulations (immédiates ou après 24 semaines) ou la triamcinolone associée aux photocoagulations immédiates et, d’autre part, aux photocoagulations utilisées seules. Les données des bras Sham IVT + photocoagulation immédiate et ranibizumab + photocoagulations immédiates ont été utilisées dans la méta-analyse. L’étude Randomized Trial Comparing Intravitreal Triamcinolone Acetonide and Laser Photocoagulation for Diabetic Macular Edema comparait l’effet à long terme de la triamcinolone en IVT aux photocoagulations maculaires. Les données du bras laser de cette étude ont aussi été utilisées dans la méta-analyse. Les auteurs ont comparé les variations d’acuité visuelle et les variations de l’épaisseur maculaire centrale dans chacun des bras sélectionnés.

Dans le groupe Sham IVT + photocoagulations immédiates, les variations de l’acuité visuelle moyenne des yeux recevant un traitement laser vert et jaune étaient respectivement de +2,4 ± 14 et de +5,1 ± 13 lors de la visite à 52 semaines (p = 0,06) et de +2,4 ± 15 et de +6,0 ± 13 lors de la visite à 104 semaines (p = 0,13). En OCT, on ne notait pas de différence de la variation d’épaisseur maculaire entre les deux groupes. Pour les autres groupes (ranibizumab + photocoagulations immédiates et laser seul), on n’observait pas de différence détectable, ni de la variation d’acuité visuelle ni de la variation de l’épaisseur maculaire.

Les auteurs concluent qu’une tendance à l’amélioration des résultats visuels avec l’utilisation du laser jaune a été observée dans un groupe de patients de la méta-analyse mais que ce résultat n’a pas été confirmé dans les autres groupes. Il est donc difficile de déterminer si l’utilisation d’une des deux longueurs[...]

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À propos de l’auteur

Centre d'Imagerie, de Laser et de Réadaptation Basse Vision, LAMBERSART.

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