Diabète de type 2 : données épidémiologiques et physiopathologiques, critères diagnostiques

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Le diabète de type 2 (DT2) est une préoccupation de santé publique en raison de l’augmentation inquiétante de sa prévalence. Il concerne de nombreux patients en cardiologie puisque l’on estime que 30 à 40 % des patients hospitalisés pour un SCA ont un diabète de type 2 ou une intolérance au glucose connue ou méconnue [1].

Sur le plan physiopathologique, le diabète de type 2 est dû à des altérations de la fonction des cellules β en association à une insulinorésistance qui est présente pendant de nombreuses années avant l’apparition de l’hyperglycémie.

Données épidémiologiques

La prévalence du DT2 est en forte augmentation dans les pays occidentaux et en France. Les données de l’Assurance maladie à partir du remboursement des médicaments antidiabétiques montrent que la prévalence du diabète traité est passée de 3,8 % en 2005 à 4,4 % en 2009 en France, soit un taux de croissance annuel moyen de 5,4 % [2]. La prévalence du diabète traité augmente fortement avec l’âge, passant de 0,4 % avant 44 ans à 9,3 % après 45 ans, culminant à 14,8 % chez les sujets de plus de 75 ans. On note par ailleurs une prédominance masculine dans les DOM-TOM.

Il existe une hétérogénéité géographique de la prévalence du diabète sur le territoire français (fig. 1). La prévalence du DT2 est plus élevée dans le Nord et l’Est (autour de 5 %) et plus faible dans les régions Ouest et Sud-Ouest (3 à 4 %). Les départements d’Outre-Mer se caractérisent avec une prévalence beaucoup plus forte qu’en métropole, avec un maximum de 8,8 % à la Réunion et une prévalence supérieure chez les femmes [2].

Les données d’ENTRED 2007 sur un échantillon représentatif de près de 10 000 adultes diabétiques recevant un traitement médicamenteux montrent que 92 % des diabétiques français sont des DT2 [3]. L’augmentation de la prévalence du DT2 traité ne semble pas due à une prescription plus fréquente de médicaments antidiabétiques chez les patients dont le diabète vient d’être diagnostiqué. D’après l’étude nationale nutrition santé, seuls 0,6 % des sujets âgés de 18 à 74 ans avaient un diabète connu mais non traité par des médicaments antidiabétiques [4].

L’augmentation rapide et préoccupante du nombre de sujets souffrant d’obésité est une des raisons majeures de l’inflation épidémique du DT2. En France, chez l’adulte, la prévalence de l’obésité est passée de 8,6 % en 1997 à 13,1 %[...]

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À propos de l’auteur

Service Endocrinologie-Diabétologie- Nutrition, CHU, Rennes.

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