Éléments rationnels du choix d’un stent actif

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Le choix d’un stent est une préoccupation quotidienne du cardiologue interventionnel. Les prothèses disponibles sont nombreuses et il n’est pas simple de fonder une préférence. La décision peut être influencée par la connaissance des données de la littérature (efficacité, sécurité), la facilité d’utilisation du stent, voire des considérations personnelles ou financières ou des opportunités de recherche clinique.

Pour y voir plus clair, des travaux scientifiques tentent régulièrement de comparer les performances des stents entre eux. Les différences de résultats cliniques existent, mais sont souvent modestes et difficiles à mettre en évidence, nécessitant de larges cohortes de patients et des suivis à long terme. Des critères de jugement intermédiaires plus sensibles comme la perte luminale tardive (le fameux LLL ou late lumen loss) ou le taux de thrombose sont souvent utilisés. Les comparaisons restent toutefois difficiles tant les situations cliniques sont multiples, les profils des patients et les types de lésions variables. Malgré cela, des éléments assez solides peuvent permettre de rationnaliser le choix.

L’apport des stents actifs

L’angioplastie au ballon seul, introduite par Andreas Gruentzig en 1977, était réservée à des lésions simples car associée à un risque relativement élevé de complications périprocédurales et à un taux de resténose clinique de l’ordre de 40 %. L’introduction des stents nus en 1986 par Jacques Puel a permis -d’apporter une grande sécurité à la procédure d’angioplastie, mais a introduit un -nouveau paramètre : le risque de thrombose de stent. Initialement de l’ordre de 10 à 15 %, il a progressivement été abaissé à un niveau de bruit de fond, de l’ordre de 1 % à 1 an grâce aux améliorations techniques (meilleure apposition) et à une meilleure préparation du patient avec la bithérapie antiplaquettaire poursuivie pendant au moins 1 mois.

Le problème du retour élastique après dilatation au ballonnet étant solutionné par le stent, il demeurait le risque de resténose lié à la prolifération intimale intrastent – responsable d’un risque de resténose clinique à 6 mois de l’ordre de 15 % (20[...]

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À propos de l’auteur

Hôpital Universitaire Rangueil, Toulouse.

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