Chirurgie cardiaque : quoi de neuf ?

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La récupération de la fonction cérébrale

Les progrès réalisés dans le domaine de la protection myocardique vont-ils avoir un impact sur la récupération cérébrale ? Une très importante étude expérimentale suggère qu’une nouvelle piste thérapeutique est peut-être en train de s’ouvrir dans ce domaine. Deux situations cliniques devraient en bénéficier.

L’arrêt cardiaque tout d’abord, qui représente un gros problème de Santé publique : aux Etats-Unis, 450 000 personnes sont concernées par ce problème chaque année. Les résultats de sa prise en charge ne sont pas bons [1] : un taux de mortalité de 85 à 95 % lorsque l’arrêt survient en présence de témoins. Les efforts réalisés pour améliorer ces résultats n’ont pas eu d’impact important qu’il s’agisse de la formation de la population aux premiers soins (masser, appeler), de la diffusion de l’implantation de défibrillateurs semi-automatiques ou automatiques dans les lieux publics les plus fréquentés, de la prélocalisation d’équipes de prise en charge dans des unités mobiles sur les sites les plus fréquentés par la population. En outre, le taux de séquelles neurologiques chez les rares survivants est difficilement acceptable, compte tenu de leur impact tant pour la famille que pour la société. Les résultats de la prise en charge de patients ayant été découverts en arrêt cardiaque, celui ci étant intervenu donc sans témoin, sont encore plus catastrophiques. L’expérience parisienne n’est pas meilleure [2] : 4 % de survie sans séquelle neurologique chez 51 patients pris en charge. Les tentatives les plus hardies, qui utilisent les techniques percutanées d’assistance circulatoire, n’ont pas permis d’améliorer significativement ces résultats médiocres : on atteint les 30 % de survie, avec ou sans séquelles neurologiques.

L’accident vasculaire, dont la prise en charge a fait des progrès considérable avec le développement de stroke centers, devrait être le second bénéficiaire. Le nombre des patients qui récupéreront complètement reste en effet faible. Les techniques pharmacologiques et/ou instrumentales de reperfusion cérébrale sont d’autant moins efficaces qu’elles sont appliquées plus tardivement. Cette observation montre tout l’intérêt d’une approche complémentaire à la reperfusion elle-même, qui permettrait une récupération plus[...]

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À propos de l’auteur

Institut de cardiologie, Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, ParIS.

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