Cours de Rythmologie 4 : Comment explorer une syncope

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L’âge de survenue du premier épisode (fig.1) retrouve deux pics de fréquence, entre 10 et 30 ans et après 65  ans (2). Les durées d’hospitalisation sont prolongées, entre 7 et 10 jours, essentiellement en raison de l’hétérogénéité de leur présentation clinique et de leur prise en charge médicale.

Les étiologies des syncopes sont nombreuses. Apres exclusion des 10 à 15 % de syncopes d’origine iatrogène (médicamenteuse, hypovolémie…), elles peuvent être regroupées en trois chapitres : cardiaque, reflexe (vaso-vagale, hypersensibilité sino-carotidienne, hypotension othostatique…) et neurologique. Leur prévalence est dépendante notamment de la présence ou non d’une cardiopathie sous jacente (fig. 2 et 3)

La première démarche de l’exploration est donc de s’assurer que la symptomatologie du patient s’inscrit bien dans le cadre d’une syncope (3). Celle-ci est définie par l’ESC et l’HRS (4) comme « une perte de connaissance transitoire due à une hypoperfusion cérébrale globale transitoire, caractérisée par un début brutal, une durée brève et une récupération complète spontanée ».

Ce sera l’objectif de l’évaluation initiale après une perte de connaissance transitoire. Cette partie est déterminante et a pour but de confirmer le diagnostic de syncope, rechercher l’étiologie et stratifier le risque (fig. 4). Elle comporte un interrogatoire minutieux sur les circonstances de l’épisode (tableau I), un examen clinique avec mesure de la pression artérielle en position couché/debout et un ECG. Selon l’orientation initiale, le bilan peut être complété par :

− un massage sino-carotidien (sujet > 40 ans) ;
− une échographie cardiaque si une pathologie cardiaque est connue ou suspectée ;
− une surveillance ECG.

Diagnostic positif

Le diagnostic de syncope est le plus souvent réalisé lors de l’interrogatoire devant
− une perte de connaissance complète, transitoire, brutale et de brève durée ;
− une récupération complète, spontanée et sans séquelle ;
− une perte du tonus postural.

Dans le cas contraire, il sera nécessaire d’éliminer d’autres formes de perte de connaissance avant de réaliser, si besoin, un bilan de syncope.

Diagnostic étiologique

Selon les études, l’examen initial permet de déterminer la cause de la syncope ou d’orienter très fortement le diagnostic dans 23 à 50% des cas (tableau II). Elle sera confirmée par des examens[...]

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À propos de l’auteur

Centre Cardiologique du Nord, SAINT-DENIS.

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