Indications du scanner cardiaque dans l’étude du myocarde, du péricarde et de l’aorte

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Etude du myocarde

Les indications du scanner cardiaque dans l’étude du myocarde sont relativement marginales comparativement aux indications relevant de l’étude des coronaires [1]. La raison principale tient aux performances élevées de l’IRM cardiaque dans l’étude du muscle cardiaque. L’IRM permet en effet une étude précise de la contraction et de la structure myocardique, avec une exposition nulle aux rayons X. Le scanner cardiaque est de son côté handicapé par son manque de résolution tissulaire et par sa faible résolution temporelle. Certaines indications peuvent toutefois faire l’objet d’une exploration en scanner cardiaque, en général chez des patients ayant une contre-indication ou une impossibilité de réaliser une IRM.

La recherche de thrombus intracardiaque, le plus souvent intraventriculaire gauche, classiquement effectuée en IRM, est possible en scanner cardiaque [2]. Un protocole d’acquisition adapté doit être effectué, comportant des images acquises plus tardivement que lors d’un coroscanner. Le thrombus apparaît comme une formation hypodense, non rehaussée, en regard de la paroi myocardique qui, elle, a capté le produit de contraste (fig. 1). Dans la même gamme d’indications, le scanner peut s’avérer utile dans le bilan d’une masse cardiaque, souvent en complément de l’IRM [3]. Il peut permettre d’apprécier une éventuelle extension de la lésion au médiastin et, grâce à sa grande couverture anatomique, peut rechercher une lésion primitive ou des lésions à distance, notamment dans le parenchyme pulmonaire, mal vu en IRM (fig. 2). La recherche de calcifications intralésionnelles, mal vues ou non vues en IRM, est un point fort du scanner et permet parfois de redresser le diagnostic d’une lésion suspecte en IRM (fig. 3).

Plusieurs travaux ont montré que le scanner cardiaque pouvait étudier la viabilité myocardique dans des infarctus récents ou chroniques [4-6] et amener des éléments pronostiques quant à la survie des patients [7], le plus souvent en réalisant une acquisition retardée des images quelques minutes après l’injection afin que le produit de contraste iodé s’accumule au sein de la nécrose myocardique (selon le même principe que l’IRM). Dans les infarctus anciens, la nécrose apparaît ainsi sous la forme d’une plage dense au sein du myocarde. Le scanner souffre toutefois dans cette indication d’une résolution en contraste assez faible et n’est pas à l’heure actuelle une technique recommandée en routine dans l’étude de la viabilité myocardique.

Concernant la contraction[...]

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À propos de l’auteur

Service d’Imagerie médicale, CHU Henri Mondor, CRETEIL.

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