TAVI : Le point de vue du chirurgien

0

La médecine de prévention et le contrôle des facteurs de risques cardiovasculaires sont les piliers d’une espérance de vie toujours croissante. Au-delà d’un certain âge physiologique, nos aînés pour la plupart ne présentent plus de pathologies à proprement parler évolutives. Ils sont naturellement soumis aux atteintes dégénératives du vieillissement, articulaire, oculaire, urologique, cardiovasculaire et enfin neuropsychique, nécessitant une succession d’interventions se résumant le plus souvent au remplacement de la cible usée par un matériel bio-implantable.

Le rétrécissement valvulaire aortique calcifié (RAC) est souvent accompagné d’autres stigmates non négligeables (pour la prise en charge du patient) regroupés sous le terme de comorbidités. L’évaluation scrupuleuse de ces comorbidités est déterminante pour porter l’indication du traitement chirurgical ou endovasculaire du RAC chez le sujet âgé. Nous sommes régulièrement mis en situation difficile face à des patients qui avec beaucoup de bon sens ne saisissent pas toujours la finalité des parcours de santé qui leur sont suggérés, voire parfois imposés. Certes, ils aspirent comme tout un chacun à être soulagés de leurs maux, mais souhaitent, légitimement à leur âge, un retour rapide dans leur cadre de vie où le temps qui reste à vivre bien sûr compte, mais plus en termes de qualité, de repères et d’apaisement.

Le vrai cahier des charges des techniques mini-invasives, chirurgicales ou interventionnelles dans ce cadre précis est de limiter la perte d’autonomie des patients en privilégiant dans de bonnes conditions un retour rapide à domicile “TAVI rentrer maison”.

La Transcatheter Aortic Valve Implantation aujourd’hui n’a plus à faire la preuve de sa faisabilité. La technologie est en marche, améliorant et sécurisant toujours un peu plus les procédures. Le vrai challenge désormais réside dans l’évaluation de l’intérêt clinique de la technique :

>>> A court terme : hospitalisation courte en limitant la morbidité périopératoire par un choix judicieux des voies d’abord et une sélection stratégique du matériel implanté.

>>> A moyen terme : en ne négligeant pas le risque[...]

Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.

Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS

Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales

S'inscrire
Partagez.

À propos de l’auteur

Département de Chirurgie Thoracique Cardiaque et Vasculaire, Hôpital universitaire, Inserm U1090 LTSI, CHU, RENNES.

Laisser un commentaire