Pronostic des patients angineux stables

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“La revascularisation myocardique est appropriée quand les bénéfices escomptés en termes de survie et de santé (symptômes, statuts fonctionnels, qualité de vie) dépassent les conséquences négatives de la procédure : ainsi, l’évaluation du risque et du pronostic est un aspect de la pratique clinique essentielle pour les médecins et les malades [1]”.

Prévalence de l’angor stable

L’angor stable est défini par une symptomatologie survenue depuis au moins deux mois, sans aggravation clinique. La réalité des chiffres avancés (10 millions d’angineux aux Etats-Unis, près de 2 millions en France) peut surprendre, car de nos jours il est rare que les premiers symptômes ne conduisent pas à des explorations complémentaires rapides et des gestes de revascularisation. Cette attitude pourrait sembler justifiée puisque 10 % des nouveaux angineux présentent un syndrome coronarien aigu ou une mort subite dans l’année qui suit [2, 3]. Difficile donc de préconiser une attitude attentiste pour ces nouveaux coronariens, même si le pronostic est spontanément bon pour nombre d’entre eux.

Ailleurs, les angineux stables sont constitués par une population d’anciens revascularisés, pontés ou dilatés, avec des revascularisations incomplètes ou devenues impossibles (thrombose des artères natives pontées, dégradation des pontages saphènes anciens par exemple). Nombre d’angineux stables sont aussi paucisymptomatiques, parce que peu actifs, “bien couverts” par leur traitement antiangineux. Ceux-ci présentent souvent des épisodes d’ischémie silencieuse si on sait les rechercher, sans que ceux-ci ne détériorent toujours leur fonction myocardique à long terme (hibernation, sidération répétée) ou n’induisent d’arythmies ventriculaires graves lors de ces épisodes.

Pronostic

Le pronostic de ces patients sous traitement médical bien conduit a été évalué dans différents registres, tous critiquables par leur mode de sélection, mais assez concordants dans le sens d’un faible nombre d’événements cardiaques graves (entre 1 et 2,5 % par an). Les approches diagnostiques et thérapeutiques initiées lors des premières douleurs angineuses varient largement selon les centres : bien que non recommandées, la coronarographie et la revascularisation myocardique ad hoc fréquentes excluent souvent la documentation préalable de toute ischémie.

Cette pratique reste sous-tendue par la[...]

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À propos de l’auteur

Hôpital Cardiologique du Haut-Lévêque, Pessac.

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