Les contraceptions “difficiles” du post-partum

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Deux heures après la délivrance, débute le post-partum. La survenue du retour de couches, en moyenne dans les six semaines suivant l’accouchement, marque la reprise d’une fonction ovarienne (quasi) normale. Mais le délai de reprise d’une fonction ovulatoire “optimale” dépend de plusieurs facteurs (allaitement maternel, prise d’agonistes dopaminergiques pour inhiber la “montée laiteuse”…). Ainsi, une ovulation et donc une éventuelle fécondation peuvent survenir parfois plus rapidement (dès le 20e jour du post-partum). La patiente devra donc être informée de ce “risque” et, si elle le souhaite, une méthode contraceptive pourra lui être proposée, idéalement dès la sortie de la maternité. Le post-partum est marqué par de nombreux bouleversements anatomiques, physiologiques, métaboliques et hormonaux dont il faut tenir compte pour la prescription des différentes méthodes de contraception. En outre, dans ce contexte, certaines pathologies de la grossesse ou du post-partum vont constituer des contre-indications temporaires ou définitives à certaines méthodes de contraception. Le but de cet article est donc de proposer une stratégie de choix de méthodes contraceptives adaptées à ces antécédents pathologiques spécifiques de la période du post-partum.

Le diabète diagnostiqué en cours de grossesse

En cas de découverte d’un diabète en cours de grossesse, toutes les méthodes de contraception sont utilisables en post-partum immédiat en dehors des estroprogestatifs et du Depo-Provera (en raison de l’activité glucocorticoïde intrinsèque de l’acétate de médroxyprogestérone).

La question principale pour orienter le choix contraceptif à distance de l’accouchement sera de savoir s’il[...]

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À propos de l’auteur

Service de Gynécologie Médicale, Orthogénie et Médecine du Couple, Hôpital Jeanne de Flandre, CHRU, LILLE. Service de Gynécologie Endocrinienne et Médecine de la Reproduction, Hôpital Jeanne de Flandre, CHRU, LILLE.

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