Bénéfices et risques du traitement hormonal substitutif de la ménopause

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L’âge moyen de la ménopause est de 51 ans en France. Contrairement à celui de la puberté, il ne s’est pas modifié depuis plus d’un siècle. Le nombre de femmes ménopausées en France est d’environ 11 500 000, avec chaque année 450 000 femmes atteignant l’âge de la ménopause [1]. Avec l’allongement de l’espérance de vie, la période de la ménopause équivaut désormais souvent dans la vie d’une femme à la période d’activité génitale.

Durant longtemps, au regard des bénéfices admis, le traitement hormonal substitutif était largement prescrit et ce pour de longues durées. Depuis 1998 (parution des études HERS et WHI), plusieurs complications liées à ce traitement ont été mises en évidence (notamment surrisque de cancer du sein, d’accidents coronariens, d’accidents vasculaires cérébraux et thrombo-emboliques veineux) et sa prescription ne cesse de diminuer.

En 1998, 54 % des femmes de 48 à 52 ans et 38 % des 60-64 ans étaient sous THS. Ce chiffre avait été multiplié par 6 en vingt ans. En 2007, elles n’étaient plus que 16 %.

En 2003, au vu des résultats des différentes études, l’Afssaps ainsi que les autorités de santé de la plupart des pays occidentaux ont émis des recommandations restreignant l’usage du THS au traitement des troubles du climatère et en prévention de l’ostéoporose post-ménopausique chez des femmes présentant des troubles climatériques.

Bénéfices du THS

1. Troubles du climatère

Les bouffées de chaleur concernent près de 75 % des femmes ménopausées avec le plus souvent une altération de la qualité de vie non négligeable qui doit systématiquement être recherchée à l’interrogatoire. Elles persistent 5 ans après le début de la ménopause chez la moitié des femmes. Plusieurs essais randomisés (PEPI [2], HERS [3], WHI [4]) ainsi que des études d’observation ont démontré le rôle bénéfique du THS sur la qualité de vie ainsi que sur les troubles du climatère avec notamment une diminution de 80 % des bouffées de chaleur [5]. Ces effets positifs ne sont retrouvés que chez des patientes[...]

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À propos de l’auteur

Service de Gynécologie-Obstétrique, Hôpital de Bicêtre, LE KREMLIN-BICÊTRE.

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