Insuffisance cardiaque et cardiomyopathies : quoi de neuf ?

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Antagonistes des récepteurs de l’aldostérone : un bénéfice élargi à l’insuffisance cardiaque NYHA 2

Les méfaits de l’aldostérone dans l’insuffisance cardiaque (IC) chronique semblent mettre plus de temps à convaincre que ceux de l’angiotensine 2 ou des catécholamines. Les résultats spectaculaires de l’essai RALES avec la spironolactone chez les patients ayant une FEVG altérée et en classe NYHA 3 ou 4, puis ceux d’EPHESUS avec l’éplérénone dans le post-IDM, ont bien sûr été suivis de recommandations, mais les registres montrent un taux de pénétration de cette prescription assez modeste, bien moindre que celles des IEC et des bêtabloqueurs. La faute au manque d’intérêt commercial de cette molécule et donc au manque de communication ? La faute à un excès de communication sur le risque d’hyperkaliémie ?

En 2010, l’étude EMPHASIS a testé l’éplérénone aux posologies de 25 à 50 mg/j chez 2 737 patients en insuffisance cardiaque chronique NYHA 2 [1]. Il s’agissait quand même de “vrais” malades ayant une FEVG ≤ 30 %, traités par IEC et bêtabloqueurs et hospitalisés dans les 6 mois précédents, ou ayant un BNP ou un NT pro-BNP ≥ 250 et 500 pg/mL. Les patients ayant une insuffisance rénale importante (eGFR < 30 mL/min/1,73 m²) et/ou un K+ > 5,0 mM étaient exclus.[...]

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À propos de l’auteur

Service de Cardiologie, Hôpital Lariboisière, Paris.

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