Epidémiologie cardiovasculaire : quoi de neuf ?

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La maladie coronaire est toujours une pathologie grave

Le Pr N. Danchin a publié en 2010, dans les Annales d’Angéiologie et de Cardiologie, une revue très documentée des connaissances épidémiologiques sur la maladie coronaire [1]. Plusieurs travaux récents notent une tendance générale à la baisse de l’incidence des syndromes coronaires aigus. Ainsi, une toute récente étude californienne montre une diminution, entre  1999 et  2008, de plus de 60 % de l’incidence des infarctus avec sus-décalage de ST [2]. L’évolution des infarctus sans sus-décalage est plus complexe : entre  1999 et  2004, on constate une augmentation d’incidence, très vraisemblablement liée à la généralisation de l’utilisation des dosages de troponines. A partir de 2005, en revanche, l’incidence des infarctus sans sus-décalage diminue, avec une pente proche de celle observée pour les infarctus avec sus-décalage.

En France, l’incidence des syndromes coronaires aigus, et particulièrement des infarctus avec sus-décalage de ST, a nettement diminué au cours des 20 dernières années. En parallèle, la mortalité en phase aiguë a régressé. En Europe, la mortalité cardiovasculaire a fortement décliné au cours des 20 dernières années dans les pays du nord et de l’ouest ; à l’opposé, dans de nombreux pays de l’est, elle a continué d’augmenter jusque vers la fin des années 1990 et ne diminue que depuis cette période.

Toutefois, le syndrome coronaire aigu reste une pathologie grave, avec une morbimortalité élevée dans les années qui suivent l’accident initial. Une récente publication sur la cohorte britannique et belge du registre GRACE a permis[...]

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À propos de l’auteur

Service de Médecine Vasculaire et INSERM U 558 CHU Rangueil, Toulouse.

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