Madame X est une patiente de 67 ans, avec une cardiopathie ischémique stabilisée – deux stents en 1997 et trois stents en 2013, pas de récidive depuis, fraction d’éjection du ventricule gauche (FEVG) normale à 65 % – et une artériopathie oblitérante des membres inférieurs traitée par prothèse aorto-bifémorale en 2013. Ses facteurs de risque sont un tabagisme actif à 50 paquets-années avec 1 paquet de cigarettes par jour, une hypertension artérielle (HTA), une dyslipidémie, le stress et une hérédité familiale. Elle est suivie régulièrement sur le plan cardiaque, et hormis le tabac, les autres facteurs de risque modifiables sont bien équilibrés, notamment un LDL-c à 0,28 g/l sous l’association statine, ézétimibe et anticorps anti-PCSK9. Elle a une bonne observance médicamenteuse. Son activité physique est assez faible, limitée à un peu de marche quotidienne. L’échographie d’effort la plus récente a été menée à 120 watts et 86 % de la fréquence maximale théorique (FMT), sans ischémie.
À la suite d’une toux persistante est découvert un adénocarcinome pulmonaire, traité par chimiothérapie néoadjuvante par carboplatine et pémétrexed (anti-folate), puis lobectomie inférieure droite 3 mois plus tard, et immunothérapie par nivolumab (inhibiteur de checkpoint PD-1) avec réponse complète au traitement. Le cancer pulmonaire est considéré en rémission. Elle a eu comme complication une septicémie à point de départ du PICC Line, nécessitant le retrait du dispositif et une antibiothérapie prolongée, compliquée d’une mycose buccale avec difficultés d’alimentation et perte de poids significative (5 kg, IMC 22 kg/m2).
Suite à ces traitements par chimiothérapie, chirurgie, immunothérapie et antibiothérapie, elle a une fatigue résiduelle et a perdu beaucoup de force musculaire, elle est limitée à la marche. La bonne nouvelle est qu’elle a arrêté de fumer ! Une réadaptation cardiaque est proposée.
Question 1
Concernant les pathologies cardiovasculaires et les cancers, quelle(s) est (sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?
A. Les pathologies cardiovasculaires et les cancers ont des facteurs de risque communs.
B. Les maladies cardiovasculaires figurent parmi les causes de décès les plus fréquentes chez les survivants du cancer.
C. La capacité physique n’est pas un bon déterminant pronostic chez les patients atteints d’un cancer.
D. Le principal risque de cardiotoxicité des immunothérapies est la myocardite.
E. La réadaptation cardiaque est particulièrement indiquée chez les patients à haut risque cardiovasculaire recevant des traitements oncologiques cardiotoxiques.
Réponses : A, B, D, E
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Il[...]
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