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Intelligence artificielle : vers une médecine sans médecin ?

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“L’avenir n’appartient pas aux IA, mais à ceux qui les manient avec plus d’intelligence qu’elles n’en simulent.”

~ Sylvain Montmory

“Les IA ne trouvent pas l’information… elles l’éparpillent façon puzzle. Et les IA, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît.”

~ Sylvain Montmory

Comme beaucoup, je fais partie de ceux pour lesquels l’arrivée et la promotion de ChatGPT 3.5, en novembre 2022, a été à l’origine d’une prise de conscience des progrès de l’intelligence artificielle (IA) et des bouleversements qu’elle annonçait. Bien que le terme “IA” soit une dénomination générique recouvrant plusieurs modèles et techniques, par simplicité, ce terme sera utilisé dans ce billet pour désigner un ensemble hétérogène de moyens ayant pour objectif de reproduire des fonctions cognitives humaines. Quoi qu’il en soit, ce terme a paru tellement magique et ses promesses tellement mirifiques que pas une journée ne se passe sans que plusieurs centaines d’articles médicaux ne paraissent sur le sujet : selon Pubmed, près de 300 articles publiés chaque jour en 2026 et 215 par jour en 2025 font référence à l’IA en médecine.

En dehors des effets d’annonce et des prophéties sur les menaces qu’elle ferait courir à l’humanité, les publications sur l’IA en médecine concernent sa régulation, sa gouvernance et son utilisation, notamment en termes d’analyse du langage, écrit ou parlé, pour faire des synthèses analytiques, de possibilité d’interpréter des images numérisées, de pouvoir prédictif, de capacité d’aide à la décision, d’aide à la recherche bibliographique et clinique, et d’intégration dans les écosystèmes de soins, notamment hospitaliers [1, 2]. On peut résumer les applications de l’IA en médecine à des fins de diagnostic, thérapeutiques et pour d’autres formes de soins cliniques, à des fins opérationnelles ou administratives et à des fins de surveillance en santé publique.

C’est dire que l’IA touche tous les domaines de la pratique médicale, en sus de donner l’impression pour les patients d’être plus empathique que les médecins [3], notamment dans un processus dit de sycophanterie, avec ses risques [4, 5], et de postuler qu’il menacerait de nombreux emplois, dont celui de médecin [6]. Qu’en est-il à l’heure où un état américain vient d’autoriser l’utilisation d’un outil de prescription de traitement médical reposant sur l’IA et sans intervention d’un médecin ?

Une omniprésence en santé et un nouveau pas majeur franchi en 2026

Pour le public, l’utilisation de l’IA en matière de santé fait maintenant partie des habitudes. Selon un rapport d’OpenAI de janvier 2026 [7], plus de 5 % des requêtes (prompts)[...]

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À propos de l’auteur

Clinique Villette, Dunkerque.