L’obésité est aujourd’hui reconnue comme une maladie chronique du tissu adipeux (TA). En effet, le TA n’est pas qu’un organe de stockage : il possède également des propriétés endocrines et est impliqué dans la régulation du poids et de la prise alimentaire.
Dans la maladie obésité, le tissu adipeux présente des anomalies structurelles (augmentation de la taille des adipocytes, fibrose) et métaboliques (inflammation). Ces anomalies ne sont pas complètement réversibles après une perte de poids. Il a été montré que le TA conserve une empreinte génétique de l’obésité, qui participe probablement à la reprise de poids après amaigrissement et à la résistance à la perte de poids à plus long terme [1]. La pratique répétée de régimes est peu efficace sur le poids et est associée au phénomène de reprise pondérale en yoyo, avec accentuation des altérations métaboliques du TA et renforcement de la résistance à la perte de poids.
Ces mécanismes permettent de mieux comprendre pourquoi il est difficile de sortir de l’obésité, malgré les modifications du mode de vie et les traitements disponibles.
L’importance du phénotypage
L’obésité est associée à un surrisque de maladies métaboliques : diabète de type 2, hypertension artérielle, syndrome d’apnées obstructives du sommeil, stéato-hépatite métabolique, maladie rénale chronique. La mortalité cardiovasculaire est la principale cause de décès des personnes en situation d’obésité [2].
La répartition de la masse grasse constitue également un marqueur de risque, au-delà de l’excès d’adiposité. L’augmentation du tour de taille, qui traduit une répartition périviscérale abdominale des graisses, est un marqueur indépendant du risque cardiovasculaire. Toutes les personnes en situation d’obésité ne présentent pas le même risque cardiovasculaire : ce risque doit être évalué de manière individuelle. C’est là que le phénotypage de l’obésité et la gradation de sa sévérité, tels que recommandés par la Haute Autorité de santé (HAS) [3], prennent toute leur importance. À noter qu’aucun examen de dépistage cardiovasculaire n’est recommandé en première intention dans le bilan du retentissement de l’obésité ; d’éventuels examens complémentaires à visée cardiologique seront prescrits au cas par cas selon le profil de risque individuel.
Les patients présentant une comorbidité cardiaque ou cardiovasculaire (AVC, cardiopathie ischémique, insuffisance cardiaque) ont une obésité que l’on peut d’emblée grader avec une sévérité de niveau 2 à 3 selon le contexte. Ce sont des patients en situation d’obésité complexe voire très complexe, dont la prise en charge requiert a minima une évaluation et, si nécessaire, un suivi par un médecin spécialiste de l’obésité [3].
Impact des thérapeutiques de[...] Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.
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