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Un grand nombre d’études montrent des résultats indéniables de la chirurgie en termes de perte de poids, amélioration des comorbidités et de la qualité de vie. Néanmoins, la plupart des études sont réalisées à court terme (moins de deux ans). L’analyse des résultats à long terme se heurte au problème des perdus de vue.
Cependant, les études existant sur le suivi des patients au-delà de 5 ans montrent que la chirurgie a une efficacité supérieure en termes de perte de poids, d’amélioration, voire de résolution des comorbidités, comparée à la prise en charge médicale.
Plus la chirurgie est malabsorptive, plus les résultats sur le long terme semblent durables. Mais pour toutes les techniques, il existe une reprise de poids dont le patient doit être informé et qui nécessite un suivi nutritionnel sur le long terme. Le taux de complications chirurgicales et de réinterventions est important pour toutes les techniques (variant de 5 à 20 %) selon les études.
Enfin, les complications nutritionnelles, notamment neurologiques, peuvent apparaître à distance de la chirurgie et doivent être surveillées sur le long terme.

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Le suivi diététique est nécessaire après toute chirurgie bariatrique pour accompagner le patient, lui permettre de s’adapter aux changements de ses habitudes alimentaires, répondre à ses interrogations, le rassurer et l’aider à reconnaître les signes d’alerte impliquant une prise en charge médicale et chirurgicale rapide. Il s’agit également de dépister précocement les situations à risque de carence vitaminique ou protidique.

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La chirurgie de l’obésité, qui entraîne le plus souvent une perte importante de poids, peut avoir divers retentissements sur l’humeur des patients ; retentissements étroitement dépendants de leur histoire de vie et de poids, de leur histoire avec la chirurgie.
La présence d’une symptomatologie anxio-dépressive ne représente pas nécessairement une contre-indication à la chirurgie, si tant est qu’elle est prise en charge. Une évaluation psychologique avant et après une chirurgie bariatrique est donc nécessaire.

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Une reprise de poids après chirurgie bariatrique est très fréquente à long terme. Elle peut être liée à des complications mécaniques, à des erreurs alimentaires, à une trop faible activité physique ou à des difficultés psychologiques.
Un transit œsogastroduodénal est nécessaire pour éliminer une cause mécanique (la dilatation de la poche gastrique au-dessus d’un anneau étant la cause la plus fréquemment retrouvée).
Le renforcement des conseils diététiques, la reprise d’une activité physique et parfois une prise en charge psychologique peuvent permettre de réamorcer une perte de poids.
Une reprise chirurgicale du montage ne sera proposée qu’après discussion au cas par cas en réunion pluridisciplinaire et en cas d’échec de ces mesures.

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La chirurgie bariatrique entraîne un amaigrissement important et rapide. Cette perte de poids a des conséquences physiques et esthétiques très rapidement visibles, avec une modification de la silhouette, stigmate d’une obésité ancienne, qui peut être un réel handicap pour le patient.
Une chirurgie plastique peut être proposée sur la demande du patient et en accord avec l’équipe pluridisciplinaire, dès la phase de stabilisation pondérale atteinte, 12 à 18 mois après la chirurgie.
Plusieurs interventions peuvent être nécessaires, les principaux sites étant l’abdomen, la face interne des bras et des cuisses, les seins.

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La chirurgie bariatrique étant maintenant le traitement de référence chez l’adulte obèse, la place de ce type de prise en charge se pose en pédiatrie devant la recrudescence des cas d’obésité massive chez l’adolescent. Si ce n’est pas encore le cas en France ou en Europe, des recommandations américaines existent : les jeunes ayant un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 35 ou 40 kg/m2 selon les comorbidités associées, peuvent en bénéficier en dehors de certaines contre-indications.
Le by-pass reste la méthode de référence en raison de son efficacité supérieure à celle de l’anneau en termes de perte de poids et de régression des comorbidités. Cependant, la discussion d’un tel traitement doit se faire au cas par cas par des équipes multidisciplinaires aguerries et expertes (médecins, chirurgiens, psychologues, anesthésistes, diététiciens), avec une collaboration étroite entre équipes adultes et pédiatriques.

Mise au point
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Les études publiées depuis l’année 2008 ont apporté des enseignements très utiles en diabétologie. Les études antérieures comme l’UKPDS chez les diabétiques de type 2 ont montré qu’un traitement intensif à court terme réduisait les complications microvasculaires et à long terme diminuait les complications micro- et macrovasculaires du diabète. Les conclusions initiales de ACCORD ont révélé une surmortalité chez les diabétiques de type 2 intensivement traités, tandis que l’étude ADVANCE objectivait une réduction des complications microvasculaires et que VADT montrait l’absence d’effet significatif du traitement intensif. Ces études démontrent l’importance de traiter précocement le diabète en évitant les hypoglycémies tandis que l’étude STENO 2 confirme la nécessité de contrôler l’ensemble des facteurs de risque cardiovasculaires.
Parvenir à ces objectifs qui doivent être personnalisés nécessite la mise en place d’une éducation thérapeutique adaptée au patient. Ce point est essentiel, tout particulièrement chez les diabétiques de type 2, souvent âgés, pour lesquels le recours à l’insuline devient nécessaire.

Revues générales
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L’apparition d’une occlusion veineuse rétinienne (OVR) est initialement liée à une modification localisée de la paroi d’une veine rétinienne aboutissant à une diminution de calibre à son niveau et à des modifications rhéologiques en amont. On distingue cliniquement deux types d’altérations capillaires en amont – occlusion et altération de la barrière hématorétinienne – aboutissant toutes deux à un œdème maculaire (OM). La pathogénie de ces deux événements n’est en réalité pas si distincte que ce que laisse suggérer cette classification clinique.

Comptes rendus : European Society of Cardiology 2011
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Dans la population générale, une fréquence cardiaque (FC) de repos élevée est reliée à une augmentation de la mortalité totale et cardiovasculaire (Kannel ; 1987). Cette donnée épidémiologique est encore plus vraie chez le coronarien. Au Canada, une étude portant sur plus de 24 000 patients coronariens stables suivis sur environ 14 ans a montré que la FC de repos élevée est un facteur prédictif de mortalité, indépendamment des autres facteurs de risque cardiovasculaire (Diaz ; 2005). Sur le plan physiopathologique, une FC élevée au repos favorise l’ischémie myocardique par augmentation de la consommation d’oxygène par le myocarde et diminution de la perfusion coronaire par raccourcissement de la diastole. A terme, cela entraîne un remodelage cardiaque, favorisant ainsi l’insuffisance cardiaque.